En 2013, la France avait condamné le raid israélien contre le centre militaire chimique syrien frappé conjointement samedi par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni.
S’exprimant sur RTL, le ministre des Affaires étrangères du président Hollande, Laurent Fabius, avait exprimé des réserves sur l’attaque israélienne. « Nous pouvons comprendre (Israël) mais c’est un risque », a déclaré M. Fabius, car « si le conflit s’étend aux pays voisins, ce sera un tournant dans la nature de ce conflit ».
La France a précisé samedi que les frappes avaient visé « le principal centre de recherche » et « deux centres de production » du « programme clandestin chimique » du régime.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), toutes les cibles sont des antennes du Centre d’études et de recherches scientifiques de Syrie (CERS), rattaché au ministère de la défense et soupçonné par les Occidentaux d’être le principal laboratoire chargé des programmes chimiques.
Israël a été informé à l’avance des frappes menées par les occidentaux, a révélé samedi soir la chaîne télévisée israélienne Channel 10.
Le très avisé journaliste français Georges Malbrunot, expert du monde arabe, a rappelé samedi l’implication de la France dans les années 1970 dans le programme militaire chimique du régime syrien.
Frappes Us Gb Fr en Syrie contre le Cers centre d etudes et de recherches scientifiques a Barzeh pres de Damas. Il avait ete créé ds années 70 avec l aide de la France. Details dans notre livre Les chemins de Damas. pic.twitter.com/FExrG8V2xj— Georges Malbrunot (@Malbrunot) 14 avril 2018
Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR
