Publié le 12 Déc 2021

Attentat de la synagogue de Rome (un bébé tué) : l’Italie a bien accordé un permis de tuer du Juif au groupe terroriste Abou Nidal, les assassins de la rue des Rosiers

Les médias italiens ont publié vendredi des documents confirmant que l’Italie a bien conclu un accord d’impunité avec le groupe terroriste palestinien Abou Nidal, responsable du massacre de la synagogue de Rome et de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers perpétrés en 1982.

Selon les archives obtenues, les renseignements italiens savaient avec certitude de l’imminence d’attaques contre des cibles juives sur son territoire. Pire, le jour même de l’attentat la police avait même réduit la sécurité postée autour de cette synagogue de Rome qui était en haut d’une liste de cibles potentielles.

Lors de la fête juive de Shemini Atseret en octobre 1982, un commando terroriste avait jeté des grenades et mitraillé les fidèles qui quittaient la synagogue. Un petit garçon de deux ans, Stefano Tache, était mort et 34 personnes avaient été blessées – notamment le frère de quatre ans de la petite victime et ses parents.

Dès le 12 octobre 1982, le journal Le Monde fait un lien entre l’attentat antisémite de la rue des Rosiers perpétrés deux mois auparavant à Paris et l’attentat contre la synagogue de Rome. Les terroristes ont utilisé des armes de même fabrication, des pistolets mitrailleurs  » WZ-63 « , tirant des balles de calibre 9 mm Makarov, produits par des arsenaux polonais. Un même style d’action : un commando de plusieurs hommes intervenant à la fin des cérémonies religieuses, mitraillant durant une ou deux minutes, jetant une grenade, de marque tchèque ou soviétique, et s’enfuyant sans précipitation à pied ou en voiture.

En 2020, le journal Le Parisien avait rendu public un accord conclu par la France de Mitterrand, quelques mois seulement après l’attentat, avec le groupe terroriste Abou Nidal, lui accordant l’impunité en échange d’un arrêt des attaques sur le sol français.

Six personnes avaient été tuées et 22 blessées lors de cet attentat perpétré dans le quartier juif historique de Paris le 9 août 1982. Fin 2020, la Norvège a extradé vers la France l’un des suspects. Deux autres suspects en Jordanie et un autre à Ramallah sous la protection de Mahmoud Abbas sont recherchés par la justice française.

L’ancien Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait proposé au président Macron d’arrêter le suspect localisé à Ramallah mais le dirigeant français n’y a jamais donné suite pour ne pas mettre à mal les relations avec Mahmoud Abbas. Le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui n’a jamais organisé en 40 ans le moindre hommage pour ces victimes, n’a jamais soutenu cette proposition.

La Rédaction Le Monde Juif .info | Photo : DR

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