Publié le 14 Juil 2021

Sandrine Kiberlain : « L’antisémitisme fait partie de mon histoire personnelle »

L’actrice-réalisatrice Sandrine Kiberlain, qui présente actuellement au Festival de Cannes son premier long-métrage, Une jeune fille qui va bien, qui se déroule sous la Seconde guerre mondiale, s’interroge sur la haine du Juif.

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« Je voulais parler de cette guerre sans la montrer. Et de l’antisémitisme, parce que cela fait partie de mon histoire personnelle même si moi, je suis d’origine juive étrangère, et que les personnages du film sont Français », déclare t’-elle dans un entretien accordé à Madame Figaro, dont ses quatre grands-parents étaient juifs polonais.

« Je voulais parler de moi sans vraiment parler des miens. Mais je tenais à ce que le film ne soit pas marqué comme une reconstitution historique, pour qu’on puisse le transférer inconsciemment sur ce qu’on vit aujourd’hui. Et sur cette question qui me taraude et dont je n’ai jamais eu la réponse : pourquoi l’antisémitisme existe-t-il encore ? Pourquoi ça fait encore débat ? », ajoute t-elle.

« J’ai eu envie de me mettre à la place de ceux qui se sont posés la question à l’époque, quand cela arrivait sournoisement dans leurs vies. Je me suis demandé quel était le quotidien d’une famille : dans quelle position se met-on ? Est-ce qu’on est rebelle, comme le personnage de la grand-mère ? Est-ce qu’on est consciencieux, respectueux des lois, comme le père ? Limite influencé, comme le frère ? Ou dans la volonté de ne rien voir, comme l’héroïne ? C’est par son prisme à elle qu’on avance dans le film. Parfois, elle tombe dans les pommes, parce que ça la dépasse, ça se dérobe. Mais elle se relève, elle va à ses rendez-vous, elle a 19 ans. La période était presque un prétexte : montrer le plus grand des bonheurs, c’est la meilleure façon de dénoncer la plus grande des violences », poursuit Sandrine Kiberlain.

Le film est présenté à la Semaine Internationale de la Critique au Festival de Cannes 2021. Irène, jeune fille juive, vit l’élan de ses 19 ans à Paris, l’été 1942. Sa famille la regarde découvrir le monde, ses amitiés, son nouvel amour, sa passion du théâtre… Irène veut devenir actrice et ses journées s’enchaînent dans l’insouciance de sa jeunesse.

La Rédaction Le Monde Juif .info | Photo : DR

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