Publié le 25 Jan 2020

“La Brisure”, poème sur la Shoah

Brisure

Invisible.

Regarde le

Kobold

Elevé

Noir

Au dessus des

Univers !

 

Juste un barbelé brise

Et l’espace et le temps.

Dedans le temps arrêté

Dans l’espace de haine

Où les noms meurent.

 

Le travail est sans valeur.

Pas de réprouvé,

Pas d‘esclave,

Des néants anéantis,

Des riens.

 

Seul le hasard règne.

Un numéro gagne,

Quelques heures,

Quelques jours

Encore.

 

Il n’y eut pas que la nuit,

Le brouillard et le froid,

Il y eut des jours de soleil clair,

Il y eut des nuits pleines d’étoiles

Et pourtant rien ne changeait.

 

Et pourtant,

Il doit bien exister un monde

Au delà du barbelé

Où mon œil se brise,

Et pourtant

Pour tant de corps ici,

Les corps s’entassent

Encore et encore.

La nuit s’éteint dans les flammes

Au dessus des cheminées.

 

Et des cendres montent

Avec l’oubli pour sépulture.

Une stèle invisible hurle,

Et me voilà coupable de survivre,

Où sont les mains de mon ami ?

 

Où seront les mains demain ?

Comment faire naître

De la peur tapie

Prête à bondir,

Une confiance ?

 

Richard Rossin

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