Publié le 1 Oct 2019

Chirac en 1980 : “Les juifs ressusciteront l’antisémitisme et Israël pourrait bien un jour être rejeté à la mer”

Dans un article du site d’information Middle East Eye, intitulé “Jacques Chirac, le “sauveur” des Palestiniens ?”, on apprend certains propos nauséabonds sur les Juifs et Israël de l’ancien président français.

“Au fond de lui cependant, Jacques Chirac serait sensible à la situation du peuple palestinien et partagerait sa colère et sa frustration. Son secrétaire privé alors qu’il était maire de Paris, Bernard Billaud, l’affirme : “Bien que sa position officielle ne soit pas de soutenir un État palestinien, en secret, il le soutient”, explique Middle East Eye.

“En 1980, Chirac lui aurait confié, suite aux réactions indignées des partisans d’Israël face à sa rencontre à Paris avec le maire du Fatah, Abdul Jawad Saleh, expulsé par Israël de la Cisjordanie comme la plupart des maires élus à l’époque : “En continuant à allier exigences et intolérance, les juifs ressusciteront l’antisémitisme et Israël pourrait bien un jour être rejeté à la mer. Leur politique est irresponsable. Je commence franchement à trouver leur comportement insupportable”. En privé, il exprime sa désapprobation de la politique israélienne à plusieurs reprises au cours de cette période, notamment à l’occasion de l’annexion par Israël du plateau du Golan en 1981, qu’il qualifie d’acte de “piratage”. Il ose exprimer plus publiquement ses pensées lors d’une interview donnée en novembre 1986 au Washington Times, dans lequel il blâme les dirigeants israéliens. “Ils sont bouleversés quand une bombe explose au mur des Lamentations, mais ils semblent oublier que ce que les Arabes voient, c’est qu’Israël pilonne les camps palestiniens et tue et mutile toutes sortes d’innocents”, déclare-t-il, poursuit le site.

Middle East Eye souligne néanmoins que vers la fin de son mandat, Chirac a commencé à s’abstenir de toute critique vis-à-vis de l’Etat juif.

“Cependant, suite à la mort, le 11 novembre 2004 à Paris, du dirigeant de l’OLP, alors principal sujet de discorde avec Israël, le président français semble désireux de normaliser les relations. À peine six mois plus tard, il reçoit officiellement Ariel Sharon à Paris, affirmant dans un entretien accordé à Haaretz que “l’État d’Israël est un grand ami”. Le président français opère également un vaste rapprochement avec Washington, après une période de tensions. Au cours des années suivantes, Jacques Chirac semble vouloir faire oublier ses années “pro-Arabes” en se conformant presque aveuglément aux politiques israélienne et américaine, s’abstenant de toute critique, comme lors de l’offensive de juin 2006 contre la bande de Gaza, qui tue plus de 300 Palestiniens. La léthargie des dernières années de son mandat présidentiel vis-à-vis du conflit israélo-palestinien et des violations continuelles des droits des Palestiniens par Israël semble enterrer définitivement sa “politique arabe”. Au point que certains de ses détracteurs ont pu affirmer que ses initiatives dans la région visaient essentiellement à ressusciter la splendeur perdue de la France aux dépens des États-Unis et de ses partenaires européens dans la région”, conclut le site d’information.

David Stern – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Recherche

Soutenez le mondejuif.info

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer