Publié le 16 Juil 2019

Le président du CRIF : “Sarah Halimi est une victime du terrorisme islamiste”

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, a fustigé lundi ’ordonnance des  juges d’instruction chargés de l’enquête sur le meurtre de la sexagénaire juive  Sarah Halimi en 2017 à Paris, dans laquelle ils estimaient “plausible” l’abolition du discernement du suspect.

“Les juges d’instruction viennent enfin de rendre leur décision dans le meurtre barbare de Sarah Halimi, dans une ordonnance rendue le 12 juillet dernier. Elles estiment qu’il existe des “raisons plausibles” de penser que le discernement du suspect était “aboli” au moment des faits. Pour nous, cette ordonnance est sans surprise car, depuis le début de cette affaire, nous assistons à des atermoiements qui consistent à vouloir nous présenter cet assassin comme dément. Pourtant, sa mise en scène et sa personnalité nous indiquent que Sarah Halimi est une nouvelle victime du terrorisme islamiste.  Ce crime est antisémite car seule juive de son immeuble, elle a été choisie comme victime expiatoire”, dénonce le président du CRIF dans un édito publié sur le site de son organisation.

“Pourtant, si elle est sans surprise, cette décision reste difficilement justifiable. Un non-lieu pour l’assassin de Sarah Halimi aurait pour conséquence de rendre le cannabis seul responsable, et seul coupable. La prise volontaire massive de cannabis, à l’origine de la bouffée délirante, viendrait exonérer de sa responsabilité l’assassin de Sarah Halimi, alors même que l’assassin est un délinquant multirécidiviste et un fumeur de cannabis avéré. Il n’a jamais été décelé chez lui le moindre antécédent psychiatrique”, poursuit-il.

“Quelle est cette nouvelle règle qui rend inapte à un jugement un assassin sous l’emprise volontaire de la drogue alors qu’elle condamne avec une plus grande sévérité un automobiliste auteur d’un accident sous l’emprise de la même drogue ? De qui se moque-t-on ? Il reviendra à la chambre de l’instruction, qui sera sans aucun doute saisie par le parquet et les parties civiles, de trancher cette incohérence en renvoyant l’assassin devant une cour d’assises, laissant ainsi le soin à un jury populaire d’arbitrer ce débat”, conclut-il.




Le parquet de Paris a interjeté l’appel ce lundi de l’ordonnance des  juges d’instruction chargés de l’enquête.

Dans leur ordonnance, révélée par le Parisien, les juges estiment finalement qu’il y a des “raisons plausibles” de conclure à l’abolition du discernement de Kobili Traoré au moment des faits, autrement dit à son irresponsabilité pénale. Ils écartent également “la circonstance aggravante du caractère antisémite” du meurtre, selon une source proche du dossier.

Trois expertises psychiatriques réalisées au cours de l’enquête concordent pour dire que le jeune homme, sans antécédent psychiatrique, ne souffre pas de maladie mentale mais qu’il a agi lors d’une “bouffée délirante” provoquée par une forte consommation de cannabis. Elles divergent cependant sur la question de l’abolition ou de l’altération de son discernement.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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