Publié le 23 Août 2018

Haine de l’Etat juif : la France de Macron, silencieuse sur l’attentat antijuif de la rue des Rosiers, appelle ENCORE à la libération du terroriste Hamouri

La diplomatie française a réitéré jeudi son soutien au terroriste franco-palestinien Salah Hamouri.

“Cela fait un an que Salah Hamouri, ressortissant français, a été incarcéré par les autorités israéliennes. La France reste préoccupée par la poursuite de sa détention administrative, qui a été prolongée jusqu’au 30 septembre”, a déploré le ministère français des Affaires étrangères dans un communiqué.

“Le Président de la République et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères ont évoqué la situation de notre compatriote avec le Premier ministre israélien à plusieurs reprises. Ils ont demandé qu’il soit mis fin à sa détention administrative, qui ne lui permet pas d’avoir connaissance des charges retenues contre lui. Ils ont également demandé que l’ensemble de ses droits soient respectés et que sa famille, en particulier son épouse et son fils, puissent lui rendre visite. Ces demandes font l’objet de discussions constantes avec les autorités israéliennes en vue de leur mise en œuvre”, poursuit le communiqué.

“Dans l’attente de sa libération, Salah Hamouri continuera de bénéficier de la protection consulaire prévue par la Convention de Vienne, au titre de laquelle il a pu recevoir, depuis le début de sa détention, des visites régulières des autorités consulaires françaises. Nous réitérons notre demande que l’ensemble de ses droits soient respectés”, conclut le communiqué.

Né à Jérusalem de mère française et de père palestinien, le membre de l’organisation terroriste du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), arrêté le 13 mars 2005, a été reconnu coupable en 2008 par un tribunal militaire israélien de projet d’assassinat du rabbin Ovadia Yossef, le défunt dirigeant spirituel du parti ultra-orthodoxe Shass.

Transféré à la prison de Shata quelques semaines avant sa libération, il a été libéré le 18 décembre 2011 de manière anticipée dans le cadre d’une libération de 1 027 prisonniers palestiniens contre Gilad Shalit, grâce aux pressions de Nicolas Sarkozy sur l’ancien Grand rabbin d’Israël.

Fin août 2017, le Franco-palestinien avait de nouveau été arrêté par les forces de l’ordre israéliennes à son domicile de Jérusalem.

A ce jour, le ministère des Affaires étrangères n’a jamais émis le moindre communiqué appelant la Norvège, la Jordanie et l’Autorité palestinienne à extrader les terroristes palestiniens de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers, alors que depuis trois ans des familles des victimes demandent à la diplomatie française d’agir pour rendre justice aux victimes.

L’attentat perpétré en 1982 contre un restaurant juif parisien avait fait six morts et vingt-deux blessés.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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