Publié le 10 Déc 2017

VIDEO | La cinglante réponse de l’ambassadrice américaine à l’ONU : « Le peuple juif est un peuple patient. Les Etats-Unis le sont moins ! »

L’ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a fustigé vendredi l’attitude anti-israélienne des Nations unies lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité après la décision historique du président américain de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« Le peuple juif est un peuple patient », a déclaré la diplomate américaine, en rappelant que Jérusalem était son foyer spirituel depuis trois millénaires. « Le peuple américain est moins patient. »  Elle a déclaré que les États-Unis avaient été le premier pays, en 1948, à reconnaître Israël, avant de mentionner la loi américaine de 1995 demandant le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem.

Les présidents américains, « y compris le Président Obama », étaient d’accord avec cette loi mais n’ont pas accédé à cette demande.  Pendant 22 ans, le peuple américain a attendu, avant que le Président Trump décide de ne plus attendre, a-t-elle affirmé.

Le Président a simplement rappelé une évidence, Jérusalem est bien la capitale d’Israël, a-t-elle dit.  Cette décision, ainsi que les préparatifs pour une relocalisation de l’ambassade américaine à Jérusalem, ne veulent pas dire que les États-Unis ont d’ores et déjà pris une décision sur les contours de la souveraineté israélienne à Jérusalem, a-t-elle poursuivi.

Mme Haley a rappelé que le Président Trump avait bien demandé le maintien du statu quo à Jérusalem.  Avec cette annonce, les États-Unis ne préjugent en rien des décisions qui seront prises pour régler le statut final de Jérusalem, a-t-elle dit.  Mme Haley a déclaré que les États-Unis étaient en faveur de la solution des deux États, pour autant que celle-ci soit agréée par les deux parties.

La représentante a déclaré que les États avaient le droit de choisir leur capitale.  Il est de bon sens pour un pays d’avoir son ambassade dans la capitale du pays hôte, a-t-elle affirmé, avant de comprendre les « préoccupations » suscitées par la décision américaine.

Mme Haley a néanmoins noté que des discussions franches étaient un élément indispensable pour aboutir à des avancées.  Tout changement est difficile mais nous ne devons pas douter du pouvoir de la vérité, a-t-elle dit, rappelant que le Président Trump restait engagé dans le processus de paix.  À ceux qui n’agissent pas de bonne foi et veulent se servir de la décision des États-Unis comme un alibi à la violence, la déléguée a eu ces mots: « Vous n’êtes pas des partenaires pour la paix. »

Mme Haley a déclaré que l’ONU, en étant un foyer d’hostilité à Israël, avait davantage sapé le processus de paix qu’elle ne l’avait encouragé.  Les États-Unis n’accepteront plus de subir les sermons de ceux qui n’ont aucune crédibilité, a-t-elle tranché.

La déléguée a rappelé que l’accord de paix entre la Jordanie et Israël et l’accord de paix entre l’Égypte et Israël avaient tous deux été signés à la Maison Blanche.  Si un accord de paix devait intervenir entre Palestiniens et Israéliens, il y a de bonne chance qu’il soit signé à la Maison Blanche, parce que mon pays est un acteur crédible, a-t-elle affirmé.  Israël ne peut se voir contraint à signer un accord, a poursuivi la déléguée.

Katty Scott – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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