Publié le 28 Déc 2017

Nouvelle attaque antijuive en Iran en moins de 48H : une autre synagogue de Chiraz vandalisée, des Sefer Torah déchirés

Une synagogue dans la ville iranienne de Chiraz (sud-ouest de l’Iran), la synagogue Kashi, a été vandalisée lundi, a indiqué un responsable de la Fédération juive irano-américaine en contact avec la communauté juive locale.

Les vandales ont déchiré des rouleaux de la Torah ainsi que quelque cent livres de prières, dont certains ont été jetés dans les toilettes. Ils ont endommagé et souillé les châles de prière et les tefillins, les phylactères en cuir traditionnellement portés par les hommes pendant les prières. Les assaillants ont également brisé du verre et volé des ornements en argent qui ornaient les rouleaux de la Torah.

La veille déjà, la synagogue Hadash de la ville de Chiraz, avait également été vandalisée dans les mêmes circonstances.

« A la lumière de ces incidents clairement antisémites, nous appelons les autorités de la République islamique d’Iran à assurer la protection de tous les lieux de culte ainsi que tous les membres de notre communauté, et à traduire en justice les auteurs de ces actes criminels », a exhorté la Fédération juive irano-américaine, qui précise que la communauté juive locale vit à présent « dans la peur ».

En 1910, alors qu’il n’y avait ni Etat d’Israël, ni « occupation israélienne », la communauté juive de Chiraz fut victime d’un pogrom. Le quartier juif fut pillé, douze personnes assassinées et cinquante autres blessées. Deux cent soixante maisons furent également détruites.

D’un peu plus de 100 000 membres lors de l’arrivée de l’ayatollah Khomeiny en 1979, la communauté juive iranienne a chuté autour de 25 000, principalement établis à Téhéran, Ispahan et Chiraz.

La communauté juive d’Iran est l’une des plus anciennes de la diaspora puisque les juifs s’y sont installés depuis le VIe siècle avant l’ère chrétienne.

La constitution de 1979 reconnait les juifs comme une minorité religieuse et leur accorde un siège réservé au Parlement. Durant le régime de l’Ayatollah Khomeiny, les juifs n’ont pas été persécutés mais ont toujours été regardés avec suspicion par le gouvernement de la république islamique parce qu’intensément hostile à l’État d’Israël. Environ 45 000 juifs iraniens ont émigré en Israël entre 1945 et 1977.

Le Parlement iranien a voté mercredi en faveur de la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale de la « Palestine ».

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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