Publié le 13 Déc 2017

L’ex-patron de la DCRI : « Merah est arrivé en Israël avec l’aide de sa fratrie et des réseaux égyptiens »

L’ancien patron de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, a été entendu mercredi au Palais de Justice de Paris dans le cadre d’une plainte déposée par les proches du soldat Abel Chennouf, abattu par le terroriste Merah.

« Je ne suis pas au courant de tout, tout ne remontait pas vers moi à Levallois-Perret, il y avait un désordre important entre service… Merah est arrivé en Israël avec l’aide de sa fratrie et des réseaux égyptiens », a-t-il expliqué aux enquêteurs.

Selon Albert Chennouf-Meyer, le père de la victime, l’ex-patron de la DCRI « a adopté la même tactique que lors du procès des Assises du frère de l’assassin au mois d’octobre dernier. C’est-à-dire le mensonge, l’oubli et la mauvaise foi ». « Il s’est mis dans de sales draps car il en sait plus qu’il en dit », a-t-il estimé dans un long statut Facebook.

En 2016, M. Chennouf-Meyer avait appelé les autorités israéliennes à coopérer avec les enquêteurs français. « Israël doit m’aider dans ma quête de vérité », avait-il déclaré dans un entretien accordé au Monde Juif.info. À ce jour, Israël n’a jamais pris contact avec lui, alors qu’il est un ardent défenseur de l’Etat juif.

Fin novembre, le père de la victime avait accusé le député Meyer Habib, proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu et des services de sécurité israéliens, « d’occulter la vérité » sur le séjour en Israël du terroriste Merah.

Selon le quotidien italien Il Foglio, Mohamed Merah se serait rendu en Israël en septembre 2010, via un poste de contrôle à la frontière avec la Jordanie, avec la caution de la DGSE, en échange d’informations aux services secrets français. Une information confirmée à l’époque par le journal Haaretz, citant des sources du Shin Bet, les services secrets israéliens.

Le Français est arrêté par la police israélienne, devant la mosquée Al-Aqsa, en possession d’un couteau. Conduit dans un commissariat, il est, d’après son récit aux agents du contre-terrorisme en 2011, « interrogé une demi-heure sur les motifs de son séjour, puis relâché ». Une information confirmée par Israël, après la mort de Merah, dans un communiqué laconique.

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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