Publié le 26 Déc 2017

L’ancien chef de la diplomatie européenne Javier Solana : « L’UE doit reconnaître l’État palestinien »

L’ancien haut représentant de l’Union européenne, l’Espagnol Javier Solana, a appelé mercredi dernier l’Union européenne à reconnaître un Etat palestinien en réponse à la décision historique du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

« Une fois encore, le Président des États-Unis Donald Trump a adopté une approche unilatérale de la politique étrangère – cette fois, en reconnaissant Jérusalem comme étant la capitale d’Israël. Et une fois encore, Trump a mal interprété les réalités du Moyen-Orient. Étant donné que son dernier coup – qui a effectivement réduit en miettes plus de 70 ans de consensus international – risque de précipiter une détérioration rapide dans la région, il est impératif que l’Union européenne fasse une proposition », fustige t-il dans une tribune.

« Bien que Trump n’ait pas écarté la solution à deux États – l’approche approuvée par les Nations Unies – il lui a peut-être porté un coup fatal. La seule manière de la sauver, ou même d’obliger les Israéliens et les Palestiniens à s’asseoir à nouveau à la table des négociations, consiste à trouver une situation plus équitable pour les deux camps.  Dans ce but, l’UE doit prendre l’initiative et envoyer un message aussi puissant que nécessaire, en reconnaissant immédiatement – comme plus de 70% des États membres de l’ONU l’ont déjà fait – l’État de Palestine », préconise l’ancien ministre espagnol des Affaires étrangères.

« Le chemin vers une solution à deux États doit commencer par l’Initiative de paix arabe, qui stipule que la Ligue arabe doit identifier Israël s’il doit se retirer dans ses frontières d’avant 1967, bien qu’une approche alternative plus progressive puisse être envisagée. La solution à deux États – qui permettrait à Israël de maintenir son caractère juif et démocratique et devrait garantir la viabilité de l’État palestinien – représente toujours la sortie la plus crédible du bourbier israélo-arabe. Mais si nous devons réaliser la « séparation en raison du respect » que Yitzhak Rabin avait envisagée dans les années 1990, il n’y a plus de temps à perdre : le point de non-retour se rapproche chaque jour un peu plus dangereusement », conclut l’ancien secrétaire général de l’OTAN.

David Stern – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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