Publié le 9 Déc 2017

Israël clashe la France au Conseil de sécurité de l’ONU : « Sur cette antique pièce de monnaie, il est écrit en hébreu : Jérusalem la Sainte ! »

La France a réitéré vendredi son attachement à la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale, lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU demandée expressément par Paris.

L’ambassadeur de la France à l’ONU, François Delattre, a déclaré « qu’en l’absence d’accord, et conformément au consensus qui prévaut depuis 70 ans au sein de la communauté internationale, la France ne reconnaît aucune souveraineté sur Jérusalem.  Elle ne reconnaît pas non plus l’annexion de Jérusalem-Est, qui, au regard du droit international, fait partie des territoires occupés ».

En réponse, l’ambassadeur d’Israël au Nations unies, Danny Danon, a déclaré que la décision historique du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël est un tournant pour Israël, le monde et la paix ».

Il a rappelé la nation ancienne que forme le peuple juif.  « Il y a trois millénaires, le roi David déclarait que Jérusalem était la capitale du peuple juif », a poursuivi M. Danon.  « Jérusalem est au cœur de notre si riche histoire. »  Il a ensuite brandi la réplique d’une pièce de monnaie trouvée au mont du Temple à Jérusalem, datant de l’année 67 après Jésus-Christ, sur laquelle est écrit « Jérusalem la Sainte ».

M. Danon a ensuite cité une déclaration de l’ancien Premier Ministre David Ben Gourion, selon laquelle « Jérusalem est une partie inséparable d’Israël et sa capitale éternelle » et « aucun vote de l’ONU ne peut altérer ce fait historique ».

Le délégué a ensuite dénoncé la « honteuse » résolution 2334 (2016) adoptée à la fin de l’année dernière, par laquelle le Conseil avait eu l’audace de dire que la présence d’Israël au mur occidental à Jérusalem n’avait « aucune base juridique » et constituait une violation flagrante du droit international.  Le délégué a également dénoncé une résolution de l’UNESCO déniant tout droit d’Israël à Jérusalem.

C’est au regard de ces « offenses historiques » que la décision des États-Unis est importante, a-t-il poursuivi, en louant le « courage », le « jugement moral » de ce pays en vue de corriger ces offenses.  M. Danon a indiqué que les capitales du Moyen-Orient ne sont pas connues pour leur tolérance et leur promotion de la liberté religieuse.  Cela n’est pas le cas à Israël, a-t-il dit. « Jérusalem placée sous la souveraineté d’Israël est plus libre et ouverte aux peuples de toute religion qu’elle ne l’a jamais été de son histoire. »

Il a insisté sur l’engagement de son pays, consacré dans la Constitution israélienne, de préserver les lieux saints de toutes les religions. « Nous avons toujours su que Jérusalem était une ville sainte pour d’autres que nous », a-t-il poursuivi, en rappelant qu’Israël est une démocratie qui respecte les traditions de tous les peuples. « Cela n’a jamais changé.  Cela ne changera ni demain, ni à aucun autre moment. »

M. Danon a déclaré que l’annonce du Président américain avait révélé « la triste vérité » de ceux qui ont menacé de déclencher une vague de violence contre Israël et les juifs partout dans le monde.  « C’est pourquoi, aujourd’hui, chaque membre de ce Conseil doit envoyer un message clair.  Il ne peut y avoir de justification à la violence. »

Le délégué a rappelé qu’en 1948 le Président Truman avait été mis en garde par certains de ne pas reconnaître Israël en raison de la terrible vague de violence qu’une telle annonce aurait pu provoquer.  Mais le Président Truman leur a tenu tête, comme l’a fait le Président Trump, a-t-il dit.

Le délégué a affirmé que les Palestiniens devaient désormais choisir entre recourir à la violence, « comme ils l’ont toujours fait », ou y renoncer. « Ils peuvent nous rejoindre à la table des négociations.  Ils peuvent venir nous parler, à Ramallah, à Jérusalem ou partout dans le monde », a-t-il déclaré, en espérant que les Palestiniens prendront la bonne décision.

M. Danon a déclaré que l’annonce américaine pouvait servir de « rappel à la réalité » pour les pays du monde. « Ils peuvent voir cet instant pour ce qu’il est, une chance pour la paix.  Ils peuvent réaliser ce qui a toujours été la vérité, que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël est un pas critique et nécessaire vers la paix. »

En conclusion, M. Danon a appelé tous les pays « qui ont soif de paix » à emboîter le pas de ses « amis américains », à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et à y transférer leur ambassade.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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