Publié le 20 Déc 2017

La France complice des terroristes de la rue des Rosiers : Après le roi de Jordanie, Macron reçoit Abbas, silence total sur le massacre antijuif

Le chef de l’entité terroriste « Autorité palestinienne », Mahmoud Abbas, sera reçu vendredi matin par Emmanuel Macron, deux semaines après le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a annoncé mardi le président français.

Le chef de l’Etat français a reçu mardi à l’Élysée le roi Abdallah II de Jordanie.

Depuis 2016, la Jordanie refuse d’extrader vers la France deux des terroristes palestiniens impliqués dans l’attentat antisémite de la rue des Rosiers, perpétré à Paris il y a 35 ans.

En juin dernier, lors de leur première rencontre officielle, les deux dirigeants avaient occulté les demandes d’extradition.

L’extradition du cerveau présumé, le Jordanien d’origine palestinienne Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias “Amjad Atta”, a été refusée parce qu’un accord entre la France et la Jordanie n’était pas entré en vigueur au moment de la comparution du suspect devant la justice jordanienne. Cet accord d’extradition signé en 2011 n’est entré en vigueur qu’en juillet 2015, tandis que Mouhamed Hassan Khalid al-Abbassi avait été arrêté en Jordanie le 1er juin puis libéré sous caution. Il est soupçonné d’avoir supervisé l’attaque qui a visé, le 9 août 1982, le restaurant de Jo Goldenberg, situé dans le quartier juif du Marais à Paris, faisant 6 morts et 22 blessés.

La justice jordanienne a également refusé de remettre aux autorités françaises un deuxième suspect recherché, Nizar Tawfiq Mussa Hamada, “en raison du dépassement du délai de prescription pour les faits qui lui sont reprochés”.

L’attentat de la rue des Rosiers avait été attribué à un groupe palestinien dissident de l’OLP, le Fatah-Conseil révolutionnaire (Fatah-CR) d’Abou Nidal, décédé en 2002 dans des circonstances mystérieuses. Les suspects, identifiés grâce à des témoignages anonymes, sont soupçonnés d’avoir appartenu au groupe d’Abou Nidal.

Outre Abbassi et Hamada, la justice française a délivré en février 2015 deux autres mandats d’arrêt contre deux autres membres présumés du commando, installés à Ramallah, territoire administré par Mahmoud Abbas, et l’autre en Norvège.

Le 10 octobre dernier, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait affirmé au président du CRIF, Francis Kalifat, son intention de prendre une “initiative publique rapidement” pour obtenir l’extradition des terroristes présumés de l’attentat antisémite de la rue des Rosiers.

En 2016, l’Association française des victimes du terrorisme (AfVT) avait dénoncé le silence de la France dans l’attentat de la rue des Rosiers.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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