Publié le 20 Oct 2017

Macron embrasse les Ayatollahs d’Iran | Par Freddy Eytan

Suite à la nouvelle stratégie américaine adoptée pour l’Iran, le président Macron s’apprête avec son ministre des Affaires étrangères à prendre le chemin de Téhéran.

Pourquoi cette urgence ? N’avait-il pas déjà vu Rohani, il y a quelques semaines, dans le cadre de l’Assemblée générale de l’ONU ? Pourquoi cette précipitation ? Cette démarche peu honorable ne rappelle-t-elle pas un esprit munichois ?

Bizarre aussi de constater que Macron avait préféré rencontrer à New-York le chef de l’Etat iranien, et non pas Benjamin Nétanyahou, bien que leur rencontre ait été annoncée dans la presse.

Que cherche vraiment la France ? Une confrontation avec l’Amérique de Trump ? Mettre en colère Nétanyahou ? Sauvegarder un mauvais accord et permettre à l’Iran de s’acheminer vers la bombe atomique ?

Que cherche-t-elle cette France laïque, championne des droits de l’Homme, chez un Etat voyou, autocratique, aux valeurs du Moyen-Age, semant la terreur, bafouant quotidiennement les libertés, pendant les homosexuels sur la place publique ?

A-t-elle oublié la propagande haineuse de Khomeiny à Neauphle-le-Château ? A-t-elle pardonné l’explosion du Drakkar à Beyrouth le 23 octobre 1983, où 58 paras français avaient été tués ? Les attentats à Paris du Hezbollah dans les années 1990 ? Celui de Chapour Bakhtiar ? Ceux du tristement célèbre Anis Naccache, ou l’assassinat du Premier ministre libanais Hariri, ami de Chirac, par le Hezbollah iranien ? Et tant d’autres incidents, chantages et humiliations, sans parler des attentats spectaculaires et meurtriers contre l’Amérique et Israël.

Il est inquiétant de constater que d’anciens diplomates, des chercheurs, des intellectuels, surtout de gauche, sont fascinés par les Ayatollahs. Souvenons-nous du voyage grotesque à Téhéran de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir après le départ du Shah en janvier 1979, ils venaient, dans un bain euphorique, soutenir la Révolution islamiste.

C’est en effet aussi une belle grande première pour le jeune Président Macron, puisque ce sera la première fois qu’un chef d’Etat français débarquera en République islamiste chiite. La dernière visite d’un président français remonte à Giscard d’Estaing. Il avait alors rencontré le Chah Reza Pahlavi pour lui demander d’augmenter le nombre de barils de pétrole, et lui fournir en échange cinq centrales nucléaires. Fort heureusement, ce contrat a été annulé par la suite.

On le constate une fois encore, les affaires mercantiles prévalent sur la marche à suivre, sur la moralité politique et les intérêts planétaires. Macron se précipite car il est bien inquiet, non pas vraiment par la menace nucléaire iranienne, ni par les intentions des Ayatollahs de détruire l’Etat juif, mais par le fait de voir de nombreux contrats commerciaux des entreprises françaises voler en fumée.

Il est triste de constater que dans ces moments difficiles, quand tout bascule vers l’escalade de la violence, et quand l’Iran renforce par la terreur son ancrage au Moyen-Orient, la solidarité occidentale s’effrite honteusement.

Freddy Eytan – © Le CAPE de Jérusalem | Photo : DR

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