Publié le 11 Juil 2017

Festival d’Avignon : Colère du BNVCA, l’organisation juive demande la déprogrammation de la pièce faisant l’apologie du terroriste Mohamed Merah

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a demandé lundi aux organisateurs du Festival d’Avignon de déprogrammer une pièce faisant l’apologie du terroriste Mohamed Merah.

« Le Bureau National de Vigilance contre l’antisémitisme reçoit un très grand nombre de protestations émanant de citoyens scandalisés et indignés par la décision du Festival d’Avignon de présenter cette année, une pièce inspirée des « dernières heures de Mohamed Merah », le terroriste auteur des assassinats de soldats français et d’enfants juifs élèves de l’école juive de Toulouse en 2012. « Moi l’amour je l’aime comme vous aimez la vie » c’est le titre de la pièce de Mohamed Kacili, mise en scène par Yohan Mansa. Ce titre est directement inspiré de l’idéologie islamo-terroriste de Daech. En reconnaissant que le sujet est clivant les auteurs reconnaissent prendre parti. En faisant de l’islamisme terroriste un héros, les auteurs et les responsables du festival d’Avignon se rendent coupables du délit d’apologie du terrorisme. Tenter ainsi de faire de Merah un modèle c’est prendre le risque d’encourager « les jeunes » à se radicaliser à l’Islam dévoyé et criminel », a dénoncé l’organisation juive dans un communiqué.

« Le BNVCA a chargé son conseil Maître Charles Baccouche de déposer plainte auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance d’Avignon, du chef d’apologie du terrorisme et d’antisémitisme, contre les auteurs de cette infâme abjection, ainsi que contre le Président du Festival et autres responsables. Le BNVCA exige du responsable du festival le retrait immédiat de cette pièce et sa déprogrammation sans délai. Le BNVCA saisit la ministre de la culture et lui demande de prendre toutes les dispositions et les sanctions, de nature à mettre un terme aux graves et tragiques dérives causées par cette affaire », conclut le communiqué.

Simon Cohen, avocat de deux familles endeuillées par la fusillade de l’école juive de Toulouse, a affirmé à France 3 que la création artistique pouvait s’appliquer « à n’importe quel sujet ». « Il faut défendre résolument ce principe de liberté. Il ne peut y avoir de sujet tabou », a-t-il ajouté.

La pièce, jouée pour la première fois en 2015 dans des salles assez confidentielles, avait déjà défrayé la chronique à l’époque.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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