Transalion agence immobiliere
Publié le 24 Déc 2016

Enrico Macias : “La chanson “Noël à Jérusalem” est une sorte de Constitution pour la future paix entre Israéliens et Palestiniens”

enrico-macias

Les 7 et 8 janvier prochains, Enrico Macias remontera sur la scène de l’Olympia pour deux concerts exceptionnels. L’éternel “Mendiant de l’Amour” répond aux questions du Monde Juif .info.

Quelle est la part du judaïsme dans vos chansons ?

Le judaïsme compte beaucoup dans mon univers musical mais pas seulement dans mes chansons. C’est aussi dans l’être humain que je suis. Depuis que je suis né, le judaïsme a une part très importante, non seulement dans mon corps mais aussi dans mon esprit. Le judaïsme c’est quelque chose de très important et vital pour moi.

Quelle est, selon vous, la plus belle de vos chansons et pourquoi ?

Bien que “J’ai quitté mon pays” m’a fait connaître au grand public, “Noël à Jérusalem” est une sorte de Constitution pour la future paix entre Israéliens et Palestiniens. J’ai souvent été à Jérusalem, j’ai d’ailleurs écrit la chanson là-bas. Je crois fermement en les paroles des Prophètes d’Israël.

Justement, ce 25 décembre prochain on fêtera Hanoucca et Noël, et c’est aussi l’anniversaire d’Anouar El Sadate, le président égyptien et homme de paix. Vous lui avez consacré une chanson, “Un martyr vient de tomber”, quel est votre plus beau souvenir avec lui ?

Avant que Sadate ne fasse la paix avec Israël, j’étais interdit dans tous les pays arabes, parce que j’ai clamé haut et fort, partout, que j’étais juif. Ils ont brûlé mes disques dans toutes les places principales du monde arabe, dont l’Égypte.

Quand Sadate a fait la paix avec Israël, il m’a invité au Caire, avec d’autres grands artistes, à chanter pour sceller la paix, non seulement avec Israël, mais aussi avec la diaspora juive. C’est mon plus beau souvenir.

Pourquoi ? Car il a montré la voie pour faire la paix. Il m’a dit : “la paix que j’ai signée avec Israël est irréversible”. Et, on l’a vu quand les Frères musulmans ont pris le pouvoir en Égypte, même eux, qui sont foncièrement anti-israéliens, n’ont pas brisé cet accord de paix. Il faut le signaler.

Vous avez joué dans de nombreux pays arabes, comme récemment à Dubaï, comment expliquez-vous votre popularité auprès de la rue arabe ?

Les peuples sont mieux que ce que l’on pense. Ce sont les dirigeants qui posent problème. Quand je chante, je prône la tolérance et la fraternité entre tous les peuples. Même si certains [les terroristes] tentent d’entraver cela, je crois quand même qu’un jour, la paix va arriver.

Dans toutes vos chansons, l’espérance est omniprésente. Pourquoi ?

Sans espérance, on n’arrive à rien. L’espérance vous aide à supporter toutes les épreuves de la vie.

L’Algérie souhaite que la musique raï soit classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. La musique judéo-berbère-andalouse, dont vous êtes un représentant, doit- elle aussi être classée par l’UNESCO ?

C’est une très bonne remarque et un beau combat à mener. La musique judéo-berbère-andalouse est ancestrale. Elle devrait être classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Moi, je me bats pour faire connaître cette musique.

Propos recueillis par Yohann Taïeb – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Recherche

Transalion agence immobiliere