Publié le 18 Nov 2016

Colère bouleversante du père d’une des victimes de Merah : “Familles Sandler, Monsenego, Ziaten et Legouade, réveillez-vous bon sang !”

CHENOUF

Albert Chennouf-Meyer, le père d’Abel, un des trois soldats assassinés par Mohamed Merah en 2012, a dénoncé vendredi le silence des autres familles de victimes du terroriste toulousain, après qu’un couple niçois ait nommé leur bébé en l’honneur du djihadiste.

“Permettez-moi ce coup de gueule. Familles Sandler, Monsenego, Ziaten et Legouade, réveillez-vous bon sang ! Réveillez-vous ! Pourquoi suis-je le seul à me battre contre l’oubli et le supplice infligés par l’État social-islamiste, par tous les politiques, par ceux qu’ils protègent, c’est à dire les nazislamistes”, a déploré M. Chennouf-Meyer sur sa page Facebook.

“L’exemple d’aujourd’hui où une famille “française” salafiste prénomme leur enfant Mohamed Merah, doit tous vous heurter, vous remuer. Où est votre honneur, où est votre dignité ? Mon épouse, Katia Chennouf, a pleuré. Mais elle ne peut pas pleurer éternellement pour les 7 victimes. Que se passe-t-il ? Que veut dire ce silence assourdissant ? Qu’avez-vous reçu en contre partie pour oublier vos enfants et leur mémoire, assassinés par ce barbare adepte de “la religion de paix et d’amour”, cette religion de haine et de sang”, a-t-il fustigé.

“Vos nuits seront hantées, nos morts nous parlent, ils nous interpellent. Moi, j’entends tous les jours les encouragements de mon fils, Abel. Pourquoi cet abandon ? Cet oubli est plus insoutenable que la mort de nos enfants. Comment pouvez-vous vous regarder dans une glace tous les matins ? Ces remords vous hanteront un jour, mais vous ne guérirez jamais de cette compromission. Réveillez-vous, il n’est pas trop tard, vous le devez à vos enfants”, a conclu M. Chennouf-Meyer.

Mi-juillet, la famille Chennouf-Meyer, bien esseulée, avait obtenu devant la justice la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat dans la mort de leur fils. L’État a fait appel.

La mairie de Nice a annoncé vendredi qu’elle avait saisi la justice pour faire modifier l’état-civil d’un bébé déclaré début novembre sous le nom de “Mohamed, Nizar Merah”, évoquant celui des attaques terroristes djihadistes de Toulouse et Montauban en 2012.

Mohamed Merah avait abattu sept personnes en mars 2012 : un militaire à Toulouse, puis deux parachutistes à Montauban, et trois enfants et un adulte dans une école juive toulousaine.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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