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Publié le 11 Mai 2016

Valls accuse Israël à l’AN : “La position de la France sur Jérusalem est claire : C’est la défense de la liberté d’accès et de culte de cette ville symbole”

VALLS-JERUSALEM

Le Premier ministre français Manuel Valls a rejeté mercredi les accusations d’Israël et de la communauté juive sur le vote de la France en faveur d’une résolution antijuive votée par l’UNESCO sur Jérusalem.

“Le vote de cette résolution a suscité en Israël mais aussi ici en France des inquiétudes”, a déclaré le chef de l’exécutif devant les députés, déplorant “des formules malheureuses, maladroites et qui auraient dû être incontestablement évitées”.

“La position de la France sur Jérusalem est claire : C’est la défense de la liberté d’accès et de culte de cette ville symbole des trois grandes religions monothéistes. Ville qui appartient à tous les croyants, qu’ils soient juifs, chrétiens ou musulmans. Que cela soit la mosquée Al-Aqsa, le Mur du Temple ou le Saint Sépulcre”, a-t-il expliqué.

A l’initiative de plusieurs pays arabes, le conseil exécutif de l’Unesco a adopté le 14 avril, avec la voix de la France, une décision sur la “Palestine occupée” visant à “sauvegarder le patrimoine culturel palestinien et le caractère distinctif de Jérusalem-Est”.

“L’absence de perspectives de paix entre Israéliens et Palestiniens ne fait qu’alimenter la violence, à Jérusalem comme ailleurs”, a insisté M. Valls, qui doit effectuer fin mai un déplacement en Israël et à Ramallah dans le cadre des efforts diplomatiques de la France décriés par l’État juif.

Mardi, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a justifié le vote français à l’UNESCO pour marquer “l’attachement de la France au statu quo sur les lieux saints à Jérusalem”.

Mi-septembre 2015, lors des fêtes du Nouvel an juif (Roch Hachana), le président “à vie” de l’entité terroriste “Autorité palestinienne”, Mahmoud Abbas, avait accusé les Juifs de profaner la mosquée Al-Aqsa.

Les déclarations incendiaires du dirigeant palestinien ont donné le prétexte au lancement d’une vague d’attaques terroristes palestiniennes qui a, à ce jour, fait 31 victimes israéliennes et des centaines de blessés.

Le statu quo en vigueur depuis 1967, signé par Israël avec la Jordanie et le Waqf palestinien, prévoit que les visiteurs non musulmans, juifs ou chrétiens, aient le droit de se rendre sur l’esplanade du Mont du Temple mais pas d’y organiser des prières.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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