Le 15 septembre 1935, deux ans seulement après son accession au pouvoir, avec les lois de Nuremberg, Adolf Hitler institutionnalise la persécution législative des Juifs, après avoir instauré le boycott des commerces et l’étiquetage des produits juifs.
Par une première loi, le Führer prive les Juifs de la citoyenneté allemande. Puis, par une deuxième loi «sur la sauvegarde du sang et de l’honneur allemand», il leur interdit d’épouser ou de fréquenter des «Aryens», c’est-à-dire des citoyens allemands réputés de race pure. Les mariages mixtes antérieurs sont dissous. Il défend également aux juifs d’employer des Allemandes de moins de 45 ans.
Deux ans plus tard, le IIIème Reich met en place un système d’aryanisation des biens professionnels appartenant aux Juifs. Les nazis s’approprient pour des sommes dérisoires les affaires florissantes des Juifs.
Les médecins juifs se voient interdire de soigner des non-Juifs et les avocats juifs d’exercer leur profession.
En 1938, l’accès des écoles publiques et des universités ainsi que des cinémas, des théâtres et des centres sportifs est interdit aux Juifs.
David Stern – © Le Monde Juif .info | Photo : DR
