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Publié le 5 Mai 2015

Gaza : brisons le silence ? | Par Ded Zep

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L’éthique de l’Armée Israélienne, une des plus rigoureuses, car créée et encadrée par des sociologues et des philosophes au sortir de la barbarie nazie ne serait plus ? Israël aurait-elle surtout pensé à protéger ses propres soldats, au détriment de la population civile palestinienne, lors de la dernière guerre contre l’islamisme intégriste du Hamas ? 

“Une ONG israélienne, Breaking The Silence, sur la foi d’entretiens avec une soixantaine d’anciens combattants du conflit, estime que Tsahal a infligé des ‘préjudices massifs et sans précédent’ aux civils palestiniens pendant ce conflit en tirant à l’aveugle et en négligeant ses règles d’engagement”.

Ce qu’il y a de bien en Israël, c’est la transparence politique et éthique des institutions et des corps sociaux : Tsahal n’est pas la “grande muette” française dont la guerre d’Algérie n’a pas encore révélé plus de 50 ans après tous les aspects d’une guerre forcément sale.

Mais revenons sur la guerre contre l’organisation terroriste Hamas. Il faut bien comprendre, comme nous le découvrons hélas en France, que l’ennemi est invisible et peut frapper à tout moment.

Retour sur l’escalade ayant mené à une nouvelle intervention israélienne. 

Tout d’abord des frappes aveugles, aléatoires de missiles tirés de gaza vers les villes israéliennes. Les villes, pas des objectifs militaires.

Des tirs sporadiques, puis de plus en plus rapprochés, de plus en plus violents.

Le gouvernement israélien commence par prendre des contacts dans le monde arabe pour essayer de faire cesser ces tirs. Des réunions secrètes tripartites avec l’Égypte, mais aussi les pays du Golfe sont organisées pour “convaincre” le Hamas de ne pas s’engager dans une spirale ne pouvant déboucher sur un nouveau conflit : aucun État ne peut supporter que l’on tire délibérément sur son armée, encore moins sur sa population civile sans réagir.

Les négociations échouent du fait du Hamas, enfermé dans une logique islamiste et des conflits d’intérêts internes à la politique palestinienne : qui sera le mouvement palestinien perçu comme le plus “dur” avec Israël.

Israël durcit officiellement le ton et parle de plus en plus d’une possible intervention face à ce casus-belli.

Le Hamas réplique en indiquant que Gaza sera le tombeau des Juifs, et que de nouveaux militaires seront enlevés comme Guilad Shalit (gardé comme otage par les palestiniens “pendant plus de cinq années, soustrait au monde et au droit” – Bertrand Delanoë, maire de Paris -).

Le Hamas réplique aussi en disant que dans cette guerre des rues, tout vivant sera un piège pour les soldats israéliens : un âne, un chien, un enfant, une femme, un vieillard seront des kamikazes, des martyrs contre les sionistes.

L’exigence du “principe de distinction” entre combattant et civil  

La décision de Tsahal de minimiser au maximum les pertes humaines au niveau de ses propres hommes découle directement de ces avertissements explicites des djihadistes palestiniens.

Il y a aussi l’apprentissage des précédents engagements militaires contre les Palestiniens : ce ne sont pas des soldats identifiables par leurs uniformes contre qui les soldats israéliens ont eu à faire mais à des militaires sans uniformes déguisés en civils !

  • Militaires déguisés en civils. Ce principe est dénoncé dans l’article 48 du 1er Protocole additionnel des conventions de Genève :

« En vue d’assurer le respect et la protection de la population civile et des biens de caractère civil, les Parties au conflit doivent en tout temps faire la distinction entre la population civile et les combattants ainsi qu’entre les biens de caractère civil et les objectifs militaires et, par conséquent, ne diriger leurs opérations que contre des objectifs militaires. »

  • L’utilisation de ses civils comme boucliers humains par l’une des Parties est interdite.

« Aucun principe n’est plus central à la loi humanitaire en tant de guerre que l’obligation de respecter la distinction entre combattants et non-combattants. Ce principe est violé et la responsabilité pénale est donc engagée lorsque des organisations utilisent des civils comme boucliers ou manifestent une indifférence injustifiée pour la protection des non-combattants. »

  • Le droit des conflits armés établit clairement qu’il est formellement interdit aux Parties d’un conflit armé d’utiliser la population civile ou des installations civiles pour protéger des infrastructures militaires. L’article 51-7 du 1er Protocole additionnel des Conventions de Genève stipule :

« La présence ou les mouvements de population civile, ou de personnes civiles, ne doivent pas être utilisés pour mettre certains points ou certaines zones à l’abri d’opérations militaires, notamment pour tenter de mettre des objectifs militaires à l’abri d’attaques ou de couvrir, favoriser ou gêner des opérations militaires. Les Parties au conflit ne doivent pas diriger les mouvements de la population civile ou des personnes civiles ».

Les Palestiniens postent leurs unités de tir de missiles dans les parcs d’habitation entourés d’enfants, devant des bâtiments de l’ONU, dans des hôpitaux mettant ainsi délibérément ces lieux sous le feu de la réplique israélienne avec des dégâts permettant une guerre des images destinée à soulever l’indignation:

  • dans un monde occidental peu informé, toujours prompt à condamner Israël,
  • dans le monde arabe pour susciter la formation de nouveaux djihadistes contre les Juifs du monde entier : Mohamed Merah, Mehdi Nemmouche, Amedy Coulibaly, les frères Kouachi en sont les exemples récents revendiquant leurs actes pour “venger la mort des enfants palestiniens”.

Conflit conventionnel ou guerre au nom de l’Islam ? 

À ce titre, il n’existe plus de conflit conventionnel dont le cadre légal peut être à postériori analysé. Israël ne fait que s’adapter à une nouvelle forme de guerre totale mêlant le conflit conventionnel à la guerre au nom de l’Islam : les Palestiniens entrainent des enfants soldats (filles comme garçons) au “martyr”, c’est-à-dire à des actions kamikazes de civils contre des unités militaires.

Des vidéos sur ces entrainements prolifèrent sur internet et sont un des moyens de propagande des mouvements palestiniens dans une surenchère djihadiste.

Ne pas en tenir compte de par son positionnement politique sur le conflit israélo-palestinien serait une grave erreur; et un appui tacite au développement d’idéologie tendant à exposer les populations civiles dans des conflits armés.

De ce fait, le respect du Droit est à la base vicié : toute action militaire entrainant la mort de “civils” se verra condamné par un droit n’ayant jamais envisagé l’utilisation de la population comme arme potentielle.

Brisons le silence ! 

Alors oui, brisons le silence ! Brisons le silence sur une fausse guerre au nom d’une revendication de “libération” (Gaza n’est pas occupée) mais bien sur une idéologie islamiste palestinienne basée sur la destruction définitive du peuple juif au Moyen Orient : les Chrétiens d’Orient pourtant massivement anti-israéliens en découvrent aujourd’hui l’autre pendant.

Par Ded Zep – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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