Publié le 26 Sep 2014

Une ouverture sur la Kabbale : Rosh HaShana spirituel

KABBALE

Rosh HaShana, la nouvelle année juive amène avec elle son atmosphère de renouveau et de changement espéré. Fête synonyme de douceur, elle annonce le début d’une longue période de fêtes qui se termine avec Soukkot.

Les fêtes viennent symboliser les étapes du développement de l’âme par lesquelles on s’élève d’un degré spirituel vers le suivant, un peu comme sur une échelle. Ainsi, indépendamment du calendrier, les fêtes juives marquent un processus qui a lieu en chaque homme. Naturellement, la première étape est Rosh HaShana.

Adam

Dans le midrash, Rosh HaShana est la date de naissance du premier homme. La Torah nous dit que le monde fut créé en six jours. Ces jours représentent des étapes entre les états spirituels appelés « lumière «  et «  obscurité ».Le sixième jour, Adam HaRishon (le premier homme) est créé, puis juste avant shabat, il faute et est rejeté du jardin d’Eden.

Selon la sagesse de la Kabbale, Adam représente l’état d’unité entre toutes les âmes. Lorsqu’il fauta, son âme fut brisée en une myriade de morceaux qui sont devenus nos âmes individuelles. Cette brisure est un concept fondamental dans la Kabbale. Il est écrit en détail dans de nombreux ouvrages, notamment dans l’Etude des dix Sefirot, du Baal HaSoulam, un grand kabbaliste du début du vingtième siècle, cependant le principe général est simple : Adam, en cherchant à se rapprocher du créateur découvre en lui une part d’égoïsme qu’il n’avait pas pris en considération et de cela résulte la brisure. Les âmes constituant Adam HaRishon qui étaient en union parfaite, se séparent les unes des autres ainsi que du Créateur.

En chacun de nous se trouve un morceau de cette âme d’Adam, c’est pour cela qu’en hébreu, les hommes sont appelés Bney Adam, littéralement «  les fils d’Adam. »- en provenance de cette même âme générale qui fut brisée et notre tâche, but, est de réunir ces fragments en un seul tout.

Ainsi, la période de Rosh HaShana nous rappelle que nous devons commencer le processus de correction de nos âmes et restaurer cette unité initiale. Lorsque ce processus se réveille en l’homme, une question surgit en lui : «  quel est le sens de la vie ? «  -résurgence de cette âme et c’est précisément cette recherche qui fait de nous des humains.

Ce questionnement existentiel est la naissance de l’homme qui est en l’homme et de là, il commence son chemin spirituel, en développant ce point dans le cœur. Ainsi, ce processus est appelé Rosh HaShana- le commencement- (Rosh, tête, début) –du changement- (Shana, année du mot en hébreu Shinoui=changement).

Le choix d’approfondir cette question est entre les mains de l’homme. Or, bien souvent, nous l’oublions un peu dans le brouhaha de notre vie quotidienne avec son lot de stress et d’inquiétudes.

Ainsi, Rosh HaShana est une opportunité d’arrêter quelques instants le tumulte de nos vies et de dédier un peu de temps et d’attention aux choses véritablement importantes de la vie.

10 jours-10 étapes

Les dix jours entre Rosh HaShana et Yom Kippour symbolisent dix états spirituels. Durant ce processus de correction, ces jours correspondent à la prise de conscience entre notre présente situation et notre état originel, le niveau où notre âme a chuté. Voyant l’immensité de l’écart, nous sommes amenés à demander la force de réparer notre âme, c’est ce qui s’appelle alors la repentance- vient alors Yom Kippour.

De Rosh HaShana à Simhat Torah

La liste des états spirituels que l’on rencontre sur le processus de correction est la suivante :

  1. De Rosh HaShana à Yom Kippour : nous découvrons ce que nous devons corriger.
  2. Yom Kippour : nous demandons la force pour nous aider à réparer.
  3. A Soukkot, nous recevons la force pour faire cette réparation.
  4. Simhat Torah, nous complétons dans la joie la réunion des morceaux d’Adam.

Evidemment, ces états sont internes et sont sans lien avec le calendrier physique, ainsi théoriquement, on peut faire l’expérience d’une année complète en l’espace de deux jours. Le rythme des changements intérieurs détermine la durée du processus spirituel.

La vitesse de progression dépend du désir de l’homme. Et, c’est précisément ce point qui détermine notre libre arbitre.

Rav Michael Laitman – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

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