Publié le 9 Août 2014

Gaza : des médias étrangers l’avouent, les chiffres des « victimes civiles » sont faux

HAMASHOPITAL

Les chiffres des « victimes civiles » à Gaza, avancés par les médias internationaux depuis le début du conflit ne sont pas fiables, affirment après enquête la BBC et le New York Times.

« Nous ne savons pas aujourd’hui combien de morts à Gaza sont des civils et combien sont des combattants… Cela signifie que certaines conclusions sont tirées prématurément », affirme Anthony Reuben, responsable des statistiques pour la BBC, ajoutant que ces chiffres sont « très largement basés sur les informations données par le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas ».

La BBC, qui a récemment dénoncé l’utilisation frauduleuse de photos de victimes syriennes transformées en victimes palestiniennes, fait également remarquer que « si les attaques israéliennes étaient indiscriminées » et touchaient donc autant les civils que les combattants, « il est difficile d’expliquer pourquoi ils ont tué beaucoup plus d’hommes civils que de femmes ».

Une analyse que partage le New York Times, qui après avoir analysé les chiffres et les noms des victimes, donnés par le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (OHCHR), arrive à la conclusion que « la population qui a le plus de probabilité d’être des combattants, les hommes âgés de 20 ans à 29 ans, est aussi la plus surreprésentée dans le total des morts.

Comme à chaque conflit avec Israël, le Hamas, qui dirige la bande de Gaza depuis 2006, n’hésite pas à gonfler le bilan des pertes palestiniennes en intégrant dans les décomptes ses pertes militaires, les adversaires politiques ou informateurs qu’il a assassiné, et les Palestiniens morts de mort naturelle.

Le « Ministère de l’Intérieur » du Hamas, dans le cadre de sa campagne « Be Aware – Social Media Activist Awareness Campain », publie des vidéos et des posters sur son compte Facebook et sur son compte Twitter, apprenant aux Gazaouis à décrire les terroristes comme des civils innocents.

« Chaque personne tuée ou chaque martyr doit être appelé civil de Gaza ou de Palestine », écrit l’office de propagande de l’organisation terroriste dans les instructions. « N’oubliez pas de toujours ajouter ‘civil innocent’ ou ‘citoyen innocent’ lorsque vous décrivez ceux qui ont été tués dans des attaques israéliennes à Gaza. », précise-t-il.

Plus récemment, le « Ministère de l’Intérieur » du Hamas a menacé les Gazaouis de ne pas poster sur les réseaux sociaux des photos de ses terroristes tués ni de publier des informations les concernant.

En 2008-2009, lors de l’offensive israélienne Plomb durci à Gaza, les chiffres avancés par le Hamas et repris complaisamment par les médias internationaux ne faisaient état que d’une cinquantaine de terroristes tués. Or, quelques mois après la fin du conflit, le Hamas admettait que plus de 600 de ses membres armées avaient péri dans les combats.

En 2002, lors de l’opération « Rempart », la communauté internationale avait accusé Israël d’avoir commis un massacre dans un camp de Jénine, reprenant les chiffres de 400 à 500 civiles palestiniens tués, donnés par le Hamas.

Or, un rapport du secrétaire général des Nations unies, publié le 1er août 2002, estimait que le nombre total des morts palestiniens était de cinquante-deux, citant à la fois des sources israéliennes (Tsahal) et palestiniennes (l’hôpital de Jénine), contre 23 morts parmi les soldats israéliens et 60 blessés.

Faouzi Ahmed – © Le Monde Juif .info

© Photo : DR

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