Publié le 18 Mar 2014

France : la CGT rejoint le BDS et appelle à la libération de terroristes palestiniens

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La Confédération générale du travail (CGT), une des plus importantes organisations syndicales françaises, a reçu vendredi une délégation de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) pour aborder différentes questions liées au conflit israélo-palestinien.

À l’issue de cette rencontre, une déclaration commune a été rendue publique dans laquelle la CGT lève définitivement toute ambiguïté sur son soutien aux thèses du mouvement international anti-israélien BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions).

Début février, lors d’une rencontre avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), le syndicat français a affirmé que « la CGT ne s’inscrivait pas dans la campagne BDS ».

Or, vendredi, la CGT a indiqué s’engager sur « l’interdiction d’importer les produits des colonies en Europe », sur l’imposition « de règles de conduite claires aux entreprises françaises les décourageant de développer une activité dans les colonies ou avec des entreprises ayant une activité économique dans les colonies. », sur « la relaxe des militants poursuivis pour leur participation à des actions de boycott et l’abrogation de la circulaire Alliot-Marie qui porte une atteinte grave à la liberté d’expression ».

De plus, le syndicat appelle à « la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens ».

Pour rappel, l’interdiction d’importer des produits des implantations juives en Europe, est prônée exclusivement par le BDS. L’Union européenne n’interdit pas l’importation des produits des implantations juives en Europe mais recommande leur étiquetage.

En appelant à la libération de Marwan Barghouti, condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour le meurtre de cinq civils israéliens et son implication dans quatre attaques terroristes, la CGT cautionne le soutien au terrorisme.

En janvier dernier, l’AFPS a été condamné par la justice française à payer 4000 euros de dommages et 2500 euros de frais de justice à Sodastream, le fabricant israélien de machines à soda. En 2013, l’AFPS et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ont été condamnés par la Cour d’appel de Versailles à 30 000 euros dans l’affaire du tramway de Jérusalem.

Yohann Taïeb – © Le Monde Juif .info

© Photo : DR

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