Publié le 27 Fév 2014

Israël : Na-Nose, un nez électronique pour détecter vos maladies !

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À 38 ans, Hossam Haick est l’un des chercheurs stars de Technion à Haïfa, l’institut de technologie d’Israël. Il a créé Na-Nose, un « nez » bourré de capteurs nanométriques, capable de détecter dans l’haleine humaine des maladies graves, comme des cancers (poumon, sein, estomac, colon, prostate…) ou des maladies neurodégénératives (Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques). Une révolution.

Cet ingénieur en génie chimique et nanotechnologies, arabe israélien chrétien de Nazareth, a mis en évidence qu’un malade rejette par l’expiration, dès un stade précoce, des particules uniques et identifiables parmi plus d’un millier de gaz rejetés dans l’air.

« Si les chiens peuvent le faire… »

L’idée est venue… des chiens. «On dit que les chiens peuvent renifler le cancer parce qu’une personne change de comportement quand elle est malade, explique Hossam Haick, rencontré dans son labo à Technion. Ce n’était pas scientifique alors mais ce fut l’inspiration. Si les chiens peuvent le faire…» Deux ans de recherche plus tard, il collectait les premières preuves de l’intuition.

L’invention a permis de lever 36,5 M€ depuis six ans, pour tester à grande échelle son efficacité à 95 % sur les cancers, la miniaturiser, impliquer 42 chercheurs et 22 labos à travers le monde (dont l’INSERM, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale), intéresser l’Institut Mérieux avec lequel Technion monte une des trois sociétés de commercialisation.

Car à 8 € ou 10 $ pièce, ce Na-Nose peut entrer dans la vie d’une quantité phénoménale d’humains. On souffle dans l’engin qui transmet par téléphone portable l’information, via une banque de données, à votre médecin. Qui vous rappelle d’urgence ou pas…

La santé connectée lève une foule de questions éthiques et législatives. «Il ne s’agit pas de remplacer le médecin mais d’être un complément, assure Hossam Haick. Il sera plus difficile de former les utilisateurs sur le plan psychologique que pour utiliser l’outil. Il y a aussi le risque qu’une assurance utilise des infos personnelles. Mais ce n’est pas mon job, heureusement.»

Olivier Berger – © La voix du nord.fr

© Photos : DR

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