Publié le 30 Déc 2013

Israël : le tékhélèt, le mystérieux colorant cité dans la bible retrouvé

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Un antique morceau de tissu, datant de la Révolte des Juifs au IIe siècle, découvert en 1950 près de la mer Morte, contient des particules du mystérieux colorant biblique, le tékhélèt, ont annoncé dimanche des experts israéliens. Une découverte extrêmement rare.

C’est la troisième pièce de tissu trouvée contenant ce précieux colorant bleu provenant des glandes d’un escargot marin. Selon le commandement de la Torah, le tékhelèt était utilisé dans l’antiquité pour teindre les tzitzit (franges), attaché aux quatre coins des châles de prière, ainsi que sur les vêtements portés par le grand prêtre du temple.

Annonçant la découverte, le Docteur Na’ama Sukenik, conservateur à l’Autorité des antiquités israéliennes, a déclaré que le petit morceau de tissu avait été découvert dans les années 1950 dans une grotte de Wadi Murba’at, où des combattants juifs s’étaient cachés pendant la révolte de Bar Kokhba au IIe siècle.

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Dans le cadre de sa thèse de doctorat à l’Université Bar Ilan, l’expert a récemment analysé la couleur du tissu et a pu déterminer avec précision qu’elle avait été bien produite avec la pourpre du murex trunculus, un mollusque, que beaucoup pense être un animal marin appelé simplement dans l’ancien testament escargot (khilazon). Cette espèce d’escargot ne se trouve qu’entre les côtes maritimes de Haïfa, au nord d’Israël, et Tyr, au sud du Liban.

Sa couleur ne serait pas bleue mais plutôt pourpre bleuâtre. Il est rare de trouver ce genre de nuance sur des tissus car elle était réservée uniquement aux habits de l’élite du temple de Jérusalem.

Le Docteur Na’ama Sukenik estime que le tissu découvert près de la mer Morte aurait été fabriqué sur place avec le fameux colorant biblique, ce qui en ferait le premier découvert officiellement en Israël.

À ce jour, un doute subsiste toujours sur la couleur exacte de ce colorant. De nombreux érudits juifs ont toujours dit que le tékhelèt était une nuance de bleu, assimilée à la couleur du ciel ou de la mer, alors que pour d’autres, Rachi, entre autre, il était vert, peut être un blue-turquoise.

C’est après le second exil du peuple juif en l’an 70, que le savoir-faire de la production de ce colorant s’est perdu dans les temps.

Déborah Partouche – © Le Monde Juif .info

© photos : DR

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