Publié le 30 Nov 2013

L’ONU numérise les “réfugiés” palestiniens, pas les réfugiés juifs des pays arabes

Camp de réfugiés juifs des pays arabes, Israël, 1949. Crédit photo : Robert Capa

Camp de réfugiés juifs des pays arabes, Israël, 1949. Crédit photo : Robert Capa

L’ONU pérennise la “mémoire” des “réfugiés” palestiniens en numérisant les archives de l’Agence de l’ONU pour l’aide aux réfugiés de Palestine (UNRWA).

Depuis la naissance de l’État d’Israël et la première guerre israélo-arabe (1948-49), l’UNRWA a collecté plus d’un demi-million de photographies – 430.000 négatifs, 10.000 clichés papier et 85.000 diapositives – et 800 films et vidéocassettes de la vie des Arabes ayant fui les combats.

En 2009, ces archives ont été inscrites dans le registre “Mémoire du Monde” de l’Unesco.

Pour l’UNRWA, la numérisation de ces archives était la seule option pour leur conservation. “Pour nous, il s’agissait d’un problème technique urgent puisque notre riche collection se décomposait littéralement.”, a expliqué Filippo Grandi, commissaire général sortant de l’agence onusienne.

Le travail de numérisation est effectué à Amman et à Gaza, où une équipe de sept jeunes étudiants est mobilisée jusqu’à l’été prochain.

L’UNRWA a reçu l’assistance technique du Danemark et de la France – via l’Institut national de l’audiovisuel (INA)- mais aussi financière du secteur privé palestinien.

Qu’en est-il pour l’ONU de la sauvegarde numérique de la mémoire des réfugiés juifs des pays arabes ? Elle n’a rien prévu. Une constante, quand on sait que l’instance internationale a consacré 111 résolutions pour les “réfugiés” palestiniens, aucune pour les 900 000 réfugiés juifs des pays arabes.

En 1945, un million de Juifs vivaient au Moyen-Orient en dehors des frontières de la Palestine mandataire et en Afrique du nord, 90 % d’entre eux furent contraints au lendemain de la création de l’État d’Israël de fuir leur patrie natale.

Longtemps occulté par la diplomatie israélienne, le sort des réfugiés juifs des pays arabes est depuis quelques années une question diplomatique importante à régler.

Dernier exemple en date, le 21 novembre dernier, s’est tenue à New-York, au siège de l’ONU une conférence à ce sujet, organisée par le Congrès juif mondial, à laquelle ont participé, entre autre, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Ron Prosor, et le ministre israélien de l’Énergie et de l’Eau, Silvan Shalom.

“Au cours des 65 dernières années, l’ONU et ses agences ont dépensé des dizaines de milliards de dollars pour les réfugiés palestiniens, mais pas un centime pour les réfugiés juifs”, a déploré M. Shalom

Katty Scott – © Le Monde Juif .info

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