Publié le 26 Nov 2013

Horizon 2020 : l’UE et Israël parviennent à un compromis

Horizon2020

De sources diplomatiques, l’Union européenne et Israël sont parvenus à un compromis sur la participation de l’État hébreu au programme de coopération scientifique Horizon 2020.

L’accord a été rédigé par la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton après plusieurs entretiens téléphoniques.

La veille, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, sous pression, avait réuni d’urgence un cabinet ministériel restreint.

Avigdor Liberman, le ministre des Affaires étrangères avait recommandé à Netanyahu de ne pas signer l’accord aux conditions de l’UE, alors que la ministre de la Justice Tzipi Livni et le ministre de la Science et de la Technologie Jacob Perry avaient plaidé en faveur du programme Horizon 2020.

En juillet dernier, le « service d’action extérieure » de la Commission européenne a publié des « lignes directrices », applicables à elle-même et à tous les organes internes de l’UE, concernant les conditions d’éligibilité des institutions et des projets issus d’Israël dans les programmes européens.

Ces lignes directrices stipulent que ne peuvent bénéficier de subventions/prix, prêts, garanties financières que les institutions dont le siège est en Israël dans ses frontières d’avant 1967, et que les projets qui ne concernent pas les implantations israéliennes dans des localités controversées. Elles disent aussi que tout nouvel accord (comme Horizon 2020 par exemple) devra reconnaître explicitement qu’il ne s’appliquera pas aux implantations.

Des conditions difficilement acceptables pour l’État hébreu, qui a dans un premier temps fait campagne pour que ces lignes directrices soient annulées, puis a formulé plusieurs propositions de compromis pour ne pas être exclu du programme Horizon 2020.

En participant au programme Horizon 2020, Israël contribuera financièrement à hauteur de 600 millions d’euros au cours des sept prochaines années. En échange, les universités israéliennes, les chercheurs et les entreprises seront admissibles aux subventions de l’UE et d’autres sources de financement dans une grande variété de domaines technologiques.

Ainsi, pour chaque euro qu’Israël finance, il devrait en recevoir 1,5 euros en retour, soit environ 900 millions d’euros au total. Cela signifie que son gain net de participation au programme serait d’environ 300 millions d’euros. Israël est le seul pays en dehors de l’Union européenne qui a été invité à se joindre à ce programme scientifique comme membre à part entière.

Samuel Guedj – © Le Monde Juif .info

Rejoignez-nous sur Facebook et Twitter

Recherche

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer