Publié le 20 Oct 2013

L’Institut Paul Bocuse, aux petits oignons avec six jeunes cuisiniers Israéliens et Palestiniens

PAUL BOCUSE ISRAEL PALESTINE

Avec son « Projet pour la Paix« , l’institut Paul Bocuse met la main à la pâte en ouvrant les portes de son école de cuisine à Lyon à six jeunes Israéliens et Palestiniens, juifs, musulmans et chrétiens, en prévision de la création d’une Ecole de la Paix à Haïfa à la rentrée 2014.

Depuis le mois d’avril, l’école de cuisine accueille six jeunes Palestiniens et Israéliens. Parmi les Israéliens, trois sont juifs, un, musulman .Côté Palestinien, l’un est musulman, l’autre chrétien. Difficile de trancher la poire en deux.

Ces apprentis-cuisiniers vivront leurs trois prochaines années de scolarité ensemble à Lyon, autant dire qu’ils vont devoir mettre de l’eau dans leur vin s’ils ne veulent pas faire chou blanc.

C’est une généreuse et anonyme mécène (Nadine de Rothschild ?), qui a concocté ce projet et appelé l’Institut pour le mettre sur le feu.

Depuis sept mois, sans friture sur la ligne, ils baignent dans le jus de l’apprentissage du français, qu’ils ne maîtrisaient pas couramment, avant de rejoindre aux fourneaux leurs vingt autres camarades de classe, issus de 12 nationalités différentes, dont une libanaise qui est devenue leur amie.

Le 26 septembre dernier, ils ont cuisiné spécialement un « déjeuner de la paix », inspiré de leurs cultures, pour la mécène et les représentants des trois confessions religieuses.

Un avant-goût de ce que pourrait être l’Ecole de la Paix qui devrait voir le jour en 2014 à Haïfa, en Israël. « L’idée est de créer une école pour accueillir des étudiants israéliens et palestiniens pour faire de la cuisine leur métier et de les voir entreprendre ensemble, explique Hervé Fleury. Sans pour autant devenir une annexe étrangère de l’Institut Paul Bocuse, qui se qualifie de «partenaire». La table est un lieu de partage, de rencontre, autour duquel gravitent des valeurs symboliques très fortes. Si je cuisine pour quelqu’un, je donne de moi-même. Le choix de contribuer à développer la paix à travers la cuisine est un très bon choix », assure Hervé Fleur, le directeur général de l’Institut Paul Bocuse.

Déborah Partouche – © Le Monde Juif .info

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