Publié le 18 Oct 2013

Archéologie : la Cour Suprême ordonne à l’État d’Israël de restituer à son propriétaire la « Tablette du Roi Joas »

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La Cour Suprême a ordonné, jeudi, à l’État d’Israël, de restituer à Oded Golan, un sulfureux collectionneur privé d’antiquités bibliques, la mystérieuse « Tablette du Roi Joas ». La fin d’une longue bataille judiciaire dans laquelle l’État hébreu a été incapable de prouver que l’antiquité était fausse.

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En septembre 2001, Oded Golan, affirmait détenir une tablette sur laquelle était gravée, en hébreu ancien, les descriptions des réparations du Temple de Salomon entreprises sous le règne du Roi judéen Joas.

Cette tablette, le chaînon manquant, la preuve archéologique prouvant matériellement l’existence du Temple a suscité un incroyable emballement médiatique mais très vite la communauté scientifique a discrédité non pas les résultats des analyses scientifiques mais les conclusions des experts ayant examinés l’antiquité en question, qui serait, en fait, l’œuvre de faussaires de génies.  Depuis près d’une décennie, cette tablette est une pierre d’achoppement entre l’Etat d’Israël et le très controversé Oded Golan, accusé en 2004 par la justice israélienne de crimes pour fraude et contrefaçon.

C’est essentiellement en se basant sur la forme des lettres, la provenance de la pierre et l’analyse de la patine – le revêtement naturel qui se forme à la surface d’une pierre par l’absorption ou la perte de divers éléments – que l’authenticité de la tablette a pu être contestée. Le professeur Goren de l’Université de Tel-Aviv a démontré comment il est possible, avec un équipement rudimentaire, de produire un faux qui peut confondre les meilleurs experts.

Après plus de sept ans et demie de procédures judiciaires, et plus de 130 témoins entendus, dont des dizaines d’éminents experts israéliens en géologie, chimie, microbiologie et en anciennes écritures, la Cour de district de Jérusalem a statué le 11 août dernier, que l’Etat d’Israël n’était pas en droit de déclarer l’antiquité comme un faux au regard des résultats et différentes enquêtes menées sur la tablette.

L’Etat d’Israël avait saisi la Cour suprême non seulement car il prétendait encore que la tablette est un faux, parce que les lettres de l’inscription n’ont pas une patine compatible avec son âge présumé et que, par conséquent, la tablette est un “élément utilisé dans la perpétration d’une infraction” mais aussi en réclamant que la Cour suprême enjoigne à Oded Golan de lui remettre la tablette sans la moindre condition financière.

Á la suite de la décision de la Cour de district, Oded Golan s’était dit prêt à mettre la tablette en exposition dans un musée pour une longue période et à ses frais.

Muriel Bensimon – © Le Monde Juif .info

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