Publié le 11 Sep 2013

Syrie : Quand le Haaretz évoquait le plan russe… avant les Russes

 

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Le 9 septembre, le secrétaire d’Etat américain John Kerry répondait à un journaliste lui demandant, lors d’une conférence de presse, ce que Bachar el-Assad pourrait faire ou proposer pour écarter les frappes : « Il pourrait transférer l’intégralité de son arsenal chimique à la communauté internationale dans la semaine à venir ». Le responsable américain avait toutefois rapidement ajouté qu’il s’agissait là de rhétorique.

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Quelques minutes plus tard, sautant sur la rhétorique, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, déposait une nouvelle offre sur la table pour éviter des frappes contre le régime syrien. Assurant que Damas était toujours prêt à des négociations de paix, le chef de la diplomatie russe annonçait avoir proposé aux Syriens de placer leur stock d’armes chimiques sous contrôle international et de le détruire.

Une proposition qui créait la surprise, alors que le Congrès était appelé à voter dans la semaine, sur la résolution présentée par Barack Obama pour une intervention militaire en Syrie.

Depuis, certains analystes s’interrogent sur l’effet de surprise, laissant entendre que l’option d’une neutralisation de l’arsenal chimique syrien aurait pu être débattue entre Russes et Américains dans les coulisses du sommet du G20 qui s’est tenu à Saint-Pétersbourg les 5 et 6 septembre.

Ce qui est certain en revanche, est le fait que l’idée avait été avancée dans les colonnes du quotidien israélien Haaretz dès le 1er septembre, donc avant même le sommet du G20.

Dans un article intitulé « Obama rouvre la fenêtre diplomatique », Barak Ravid écrit :

« Obama et Poutine ont intérêt à trouver une solution diplomatique. Obama n’est pas enthousiaste à l’idée d’attaquer la Syrie. (…) Du point de vue de Poutine, une solution diplomatique dans laquelle Moscou serait partie prenante, renforcerait la position internationale de la Russie et, plus important, lui permettrait d’éviter une humiliation. Une attaque massive contre Assad montrerait au monde que la technologie militaire américaine est supérieure à celle que la Russie livre à Assad (…). » 

Et de poursuivre :

« Quelle forme pourrait prendre une solution diplomatique ? Des membres de ministère israélien des Affaires étrangères et plusieurs autres ministères des Affaires étrangères occidentaux ont commencé à examiner un scenario qui semble un peu irréaliste mais qui pourrait être une vraie possibilité. Selon ce scénario, les Etats-unis et la Russie travailleraient ensemble à la rédaction d’une résolution du Conseil de sécurité appelant Assad à transférer toutes les armes chimiques en sa possession aux forces russes et aux inspecteurs de l’ONU. Les armes chimiques seraient retirées de Syrie ou détruites sur le territoire syrien.

Parallèlement, un conseil international pour la paix se réunirait à Genève, dans le cadre du plan américano-russe sur la table depuis des mois. Le conseil dédierait toute son énergie à parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre civile en Syrie et à la rédaction d’un accord politique qui empêcherait les radicaux islamistes associés à el-Qaëda de prendre le pouvoir ».

« Les chances de réussite d’un tel plan sont minces. Néanmoins, si les Etats-Unis et la Russie saisissent cette opportunité, la guerre pourrait être évitée. D’un autre côté, si ces efforts échouent, Obama pourra partir en guerre avec un soutien international renforcé ».

Source : L’Orient Le Jour

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