Publié le 23 Sep 2013

Réélection d’Angela Merkel : le troisième mandat de tous les dangers pour Israël ?

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Avec 41,5% des voix selon des résultats officiels provisoires, soit près de huit points de plus qu’en 2009, la chancelière Angela Merkel a remporté un triomphe historique dimanche aux élections législatives allemandes. Un troisième et probable dernier mandat qui s’annonce délicat pour Israël et le gouvernement Netanyahu.

Plébiscitée par les électeurs allemands, qui ont été 73 % à se déplacer (soit trois points de plus qu’en 2009), Angela Merkel risque toutefois de devoir trouver un allié pour obtenir une majorité au Bundestag, ou de devoir convaincre une poignée de députés de l’opposition de la rejoindre.

Avec la réélection d’Angela Merkel, les relations entre l’Allemagne et Israël risquent de se détériorer à moyen terme si les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens ne progressent pas et si le développement des implantations se poursuit.

Officiellement les relations diplomatiques entre les deux pays sont bonnes mais en coulisse la réalité est tout autre. Angela Merkel n’aime pas particulièrement le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Alors que dans le passé, des réunions gouvernementales conjointes étaient régulièrement organisées entre représentants des gouvernements des deux nations, il y a actuellement une rupture presque totale dans ces réunions, avec seulement des contacts de bas niveau entre les deux ministères des Affaires étrangères.

Si publiquement, Merkel prend soin de répéter l’engagement de l’Allemagne vis-à-vis d’Israël, mettant l’accent sur les relations particulières entre les deux pays, cette relation spéciale se perd d’année en année, à mesure que le sentiment de « culpabilité » de l’Allemagne, pour sa responsabilité dans l’extermination des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale, s’estampe lentement mais sûrement.

L’abstention en 2012 de l’Allemagne lors du vote sur la Palestine à l’ONU a sérieusement mis à mal les relations entre les deux pays et a constitué un tournant dans les relations germano-israéliennes.

« Je manquerais de franchise si je ne disais pas que j’ai été déçu par le vote de l’Allemagne, comme beaucoup de monde en Israël […] Malgré les bonnes intentions de cette abstention, la chancelière a provoqué le contraire [de ce qu’elle recherchait], elle a rejeté la paix », a déclaré Benjamin Netanyahu dans une interview au journal Die Welt en décembre 2012.

Pour ne rien arranger, la chancelière allemande a estimé que la politique menée par Israël vis-à-vis de la Palestine commençait à devenir « inquiétante ». En cause, la politique de développement des implantations israéliennes, un sujet qui irrite au plus haut point la chancelière.

En cas d’échec des négociations de paix, un dialogue plutôt musclé attend les deux dirigeants.

Erika Stern – © Le Monde Juif .info

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