Publié le 11 Août 2013

L’ombre de DSK plane sur le favori au poste de Gouverneur de la Banque d’Israël

L’ombre de Dominique Strauss Khan, l’ancien directeur du Fond Monétaire International (FMI), plane sur Mario Blejer, le candidat favori du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour le poste du gouverneur de la Banque centrale d’Israël. Les deux hommes n’ont pas eu que l’économie en commun.

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Les deux économistes se sont souvent croisés dans les couloirs du FMI, alors que DSK présidait le FMI, Blejer était un haut fonctionnaire du FMI à l’époque, et sa seconde épouse, Piroska Nagy, éminente économiste hongroise, s’est retrouvé impliqué en 2008 dans le premier scandale médiatique ayant entaché le mandat de l’ancien directeur du FMI.

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Découvrant que sa femme avait eu une relation poussée et compliquée avec DSK, Mario Blejer est à l’origine de l’enquête du FMI sur les agissements de son directeur général, et donc du premier scandale éclaboussant Strauss Khan.

Après enquête, des mails prouvaient que Piroska Nagy avait bien manifesté, elle aussi, de l’intérêt pour cette relation avec DSK. Les deux amants avaient notamment utilisé des pseudonymes, montrant qu’ils étaient tous deux intéressés à poursuivre, et cacher, leur relation.

Sous la pression du scandale public, Piroska Nagy avait alors écrit une lettre, datée du 20 octobre 2008, à l’avocat Robert J. Smith en charge de l’enqûete, où elle s’indignait que sa relation avec DSK soit présentée comme «consensuelle » et qu’il n’y ait pas une enquête spécifique sur les «abus de pouvoir» commis selon elle par le directeur du FMI. «Je pense que M. Strauss-Kahn a abusé de sa position dans sa façon de parvenir jusqu’à moi, écrivait-elle. Je vous ai expliqué en détail comment il m’a convoquée plusieurs fois pour en venir à me faire des suggestions inappropriées.».

Présenté le 30 octobre 2008 au conseil d’administration du FMI, qui en avait discuté pendant quatre heures, le rapport concluait au final que la relation était « consensuelle » et qu’il n’y avait «pas de preuves»  de d’autres comportements «inappropriés» du directeur général. Vingt-huit personnes avaient été interrogées au FMI.

Fin juillet, l’ancien directeur général du FMI a été mis en examen pour proxénétisme en bande organisée. Il est ressorti libre sous contrôle judiciaire.

Par Katty Scott – Le Monde Juif .info

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