Publié le 26 Juil 2013

Un ancien général américain critique le soutien des Etats-Unis à Israël

Par Katty Scott

 

L’ancien général des Forces américaines, James Mattis, s’est livré samedi, lors du Forum de sécurité d’Aspen, dans le Colorado, à une critique violente du soutien américain à l’Etat d’Israël.

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En réponse à une question sur le processus de paix israélo-palestinien, James Mattis a déclaré que, lorsqu’il était le commandant du Centcom, les Etats-Unis payaient un prix à leur soutien à Israël au détriment de ses intérêts avec le monde arabe.

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Mattis a pris le commandement du Centcom, dont la zone de responsabilité qui comprend le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Asie centrale, en remplacement de David Petraeus en 2010.

Il a affirmé que la situation actuelle en Israël est « insoutenable » et a blâmé les implantations qui nuisent selon lui aux perspectives de paix. Les chances d’un accord entre Israël et les Palestiniens « commencent à diminuer parce que les colonies de peuplement et où elles se trouvent,  vont faire qu’il sera impossible de maintenir la solution à deux États » a-t-il soutenu.

Il a appelé Israël à un choix entre ; abandonner l’idée d’un Etat juif ou, devenir un Etat d’apartheid.

Tout au long de son intervention, l’ancien général est resté très évasif  sur les chances des futures négociations entre Israéliens et Palestiniens, suite aux efforts diplomatiques du Secrétaire d’Etat John Kerry.

Sur la question iranienne, il a estimé que l’Iran est à un an d’obtenir l’arme nucléaire et a exprimé son pessimisme en ce qui concerne l’efficacité potentielle d’une attaque militaire, mais s’est dit certain qu’Israël n’hésiterait pas à attaquer s’il estime que l’Iran avait franchi ses lignes rouges.

En 2010, son prédécesseur, le général Petraeus, avait lui aussi tenu des propos analogues sur le coût du soutien américain à Israël, lors d’une présentation Powerpoint de 45 minutes montrée à Mullen, soutenant que l’intransigeance israélienne causait d’importants préjudices aux intérêts américains dans la région et nuirait à la crédibilité américaine auprès des dirigeants arabes. Face au scandale de ses propos, Petraeus était revenu peu de temps après sur ses déclarations.

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