Publié le 24 Juil 2013

Les Etats-Unis ne reconnaissent plus Jérusalem, capitale d’Israël, sur les passeports

Par Katty Scott

 

Nouveau coup dur pour la diplomatie israélienne, après la directive anti-israélienne de l’Union européenne, c’est au tour de la justice américaine de s’ingérer dans l’épineuse question du statut de Jérusalem.

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Depuis mardi soir, tout citoyen américain né à Jérusalem ne pourra plus mentionner sur son passeport que son pays de naissance est Israël. Une décision prise à l’unanimité par les trois juges de la Cour d’appel du district de Columbia Circuit.

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Selon leur jugement, le président des Etats-Unis, et non le législateur, était l’unique autorité pouvant affirmer qui contrôle la ville sainte revendiquée par les Israéliens et les Palestiniens.

En 2002, le Congrès avait voté une loi autorisant les citoyens américains nés à Jérusalem d’ajouter Israël sur leur passeport.

Depuis la création d’Israël en 1948, les présidents américains successifs ont toujours refusé de se prononcer sur le statut de Jérusalem, laissant la résolution de cette épineuse question à d’éventuelles négociations de paix.

A chaque élection présidentielle américaine, les candidats promettent de transférer leur ambassade de Tel Aviv à Jérusalem mais à ce jour, aucune démarche réelle en ce sens n’a été prise.

Les Etats-Unis s’alignent donc désormais sur la position intangible de la communauté internationale qui refuse de reconnaitre non seulement Jérusalem comme la capitale de l’Etat d’Israël, mais également refuse à ses ressortissants nés à Jérusalem d’ajouter Israël sur leurs passeports.

La communauté internationale n’a jamais reconnu l’annexion par Israël de Jérusalem-Est reconquise par les Israéliens en 1967.

Cette décision de justice fait suite à une procédure en date de 2003 d’une famille juive américaine, Ari et Naomi Zivotofsky, dont le fils est né à Jérusalem, afin que le gouvernement applique la loi.

C’est finalement devant la Cour Suprême américaine que la procédure a aboutie l’année dernière pour statuer sur la question de savoir s’il s’agissait d’un problème d’ordre politique ou d’ordre juridique.

Le gouvernement israélien n’a pas encore réagi officiellement à cette décision de justice. Quoi qu’il en soit, ce nouveau coup dur pour la diplomatie israélienne, démontre que la prétendue toute puissance du lobby pro-israélien aux Etats-Unis n’est qu’un mythe.

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