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Publié le 24 Juil 2013

Le réacteur nucléaire israélien de Soreq inspecté pour la première fois par l’AIEA

Par Samuel Guedj

 

Une première. Israël a ouvert il y a deux semaines les portes de sa centrale nucléaire de Soreq à l’Agence internationale de l’énergie atomique pour une inspection de sécurité complète sur ces procédures opérationnelles, le traitement des déchets, sur la sécurité et la formation de ses employés. Une opération transparence réussie selon l’AIEA qui a jugé la centrale de Soreq comme sûre.

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La délégation de l’AIEA, qui a examiné pendant toute une semaine la centrale nucléaire, était composée de six experts indépendants d’Argentine, de France, d’Allemagne, d’Australie, de Hongrie et d’Egypte.

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A l’origine, la délégation a été invitée à procéder à un examen exhaustif de Soreq suite à la catastrophe nucléaire de Fukushima en mars 2011. La catastrophe a amené les responsables du nucléaire israélien à repenser et à réexaminer la question des procédures de sécurité des installations nucléaires.

L’AIEA souhaite s’assurer que l’installation soit utilisée uniquement à la recherche plutôt qu’à des fins militaires.

La Commission de l’énergie atomique d’Israël envisage son propre examen complet de la sécurité au Centre de recherche nucléaire du Néguev à Dimona. Un représentant du centre de Dimona était donc présent à tous les stades de l’inspection de la centrale de Soreq, malgré le fait que Dimona, selon des experts internationaux, produit des armes nucléaires et n’est pas sous contrôle de l’AIEA.

Active depuis 1960, la centrale de Soreq est censée arrêter toute activité à la fin de la décennie et être remplacée par un accélérateur de particules qui est en cours de construction.

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Les deux installations nucléaires israéliennes de Soreq et Dimona sont depuis quelques années vétustes mais, selon le directeur de recherche de Soreq, l’âge n’affecte en aucun cas les performances du réacteur, puisque le réacteur fonctionne seulement un ou deux jours par semaine.

Les procédures de sécurité de l’installation de Dimona ont fait l’objet de très nombreuses critiques ces dernières années tant par une certaine partie de la communauté scientifique israélienne que par une partie du personnel de la centrale qui ont saisi les tribunaux pour faire reconnaître qu’ils avaient développé le cancer et d’autres maladies dues à une surexposition aux rayonnements.

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