Publié le 17 Juil 2013

Boycott : les Emirats arabes unis et la régie des transports de Londres unis contre Israël

Par Eric Hazan

 

La principale régie des transports de Londres est sous le feu des critiques pour avoir signé avec les Emirats arabe unis un contrat qui interdit toute transaction d’affaires futures avec l’Etat juif.

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La TfL (Transport for London), qui contrôle la majorité des transports publics dont le métro, le Docklands Light Railway, les bus et les tramways, a signé un accord de partenariat de 10 ans avec la compagnie aérienne Emirates sur le téléphérique du Thames, qui a ouvert en juin 2012 avant les Jeux olympiques de Londres.

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Selon le contrat signé en 2011, révélé par le groupe de surveillance en ligne MayorWatch suite à une demande d’accès à l’Information, la TfL a accepté de se conformer à la politique étrangère des Emirats arabes unis pour conclure l’accord.

Selon les termes du contrat, la TfL doit exclure de ses relations commerciales toute personne ou concurrent qui n’a pas de relations diplomatiques avec les Emirats arabes unis. Israël est le seul pays qui tombe dans cette catégorie.

Par conséquent, la TfL ne permettrait pas à des banques basées en Israël ou appartenant à des Israéliens, ni à Israël, de financer des projets ou d’acheter ses téléphériques. En contrepartie, la compagnie aérienne Emirates a offert plus de 54,4 millions de dollars pour couvrir les coûts de construction et le développement du projet estimés à plus de 95 millions de dollars.

« Cette histoire soulève de graves préoccupations, mais nous sommes confiants que les autorités britanniques compétentes sauront y faire face » a déclaré Amir Ofek, le porte-parole de l’ambassade d’Israël à Londres, au Huffington Post anglais.

Paul Charney, le Président de la Fédération sioniste du Royaume-Uni, dans une déclaration, a dit que la condition d’exclusion « crée un précédent dangereux, permettant une autorégulation par l’argent des Émirats Arabes Unis de dicter la politique du gouvernement par le biais de contrats commerciaux ».

« J’appelle la TfL à rediscuter en urgence de cette question avec le ministère des Affaires étrangères et celui du Commerce, et de reconsidérer cet accord » a-t-il conclu.

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