Publié le 20 Juin 2013

Mohsen Makhmalbaf, le cinéaste ennemi public du régime iranien, invité en Israël

Par Déborah Partouche

 

Le cinéaste, écrivain et militant Mohsen Makhmalbaf, lauréat de nombreux prix internationaux, a confirmé sa présence en tant qu’invité d’honneur du prochain Festival du film de Jérusalem.

Mohsen_Makhmalbaf

Makhmalbaf est l’une des principales figures du mouvement de la nouvelle vague du cinéma iranien. Né le 29 mai 1957 dans un quartier pauvre de Téhéran, il est un pur produit de la révolution islamique dont il est paradoxalement, le critique le plus implacable. Cinéphile boulimique, il est fasciné par l’art et l’image. Aucun festival ne lui résiste et ses films ont, pour la plupart, remporté un grand succès auprès du public mais aussi des critiques en Iran.

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Son dernier film, Le jardinier, est programmé pour être projeté au Festival du film de Jérusalem, qui débutera le 4 juillet. Le film, qui a été en partie tourné en Israël, a été projeté au tout dernier Festival international du film de Rotterdam.

Le Jardinier est un documentaire poétique filmé dans les villes de Jérusalem, Haïfa et Akko (Saint-Jean d’Acre) en Israël. C’est l’histoire d’un débat entre deux générations d’Iraniens sur les aspects positifs et négatifs de la religion. Le film nous fait découvrir aussi la beauté des Jardins Bahaïs de Haïfa.

Un réalisateur iranien et son fils voyagent en Israël pour enquêter sur une religion qui compte 7 millions de croyants.  Le père et le fils commencent à s’interroger sur la religion et finissent par se séparer, chacun suivant un chemin de pensée différente.

Au programme du Festival du film de Jérusalem, plusieurs autres films de Makhmalbaf seront projetés dont Gabbeh, Kandahar et Salam cinéma.

Le Festival du film se tiendra du 4 au 13 juillet.

Makhmalbaf a aussi créé une organisation non-gouvernementale pour permettre aux enfants afghans d’aller à l’école en Iran ; grâce à des modifications législatives dues à son action lors de la présidence de Mohammad Khatami, il a réussi à envoyer des dizaines de milliers d’enfants afghans dans des écoles iraniennes. Il s’est occupé à cette époque de plus de 80 projets concernant l’éducation, l’hygiène, la construction d’écoles, l’enseignement du cinéma en Afghanistan et en Iran.

Une grande partie du travail de Mohsen Makhmalbaf, parmi ses films et ses écrits, est bannie en Iran. Il a quitté son pays depuis 2004 en protestation contre l’extrême pression de la censure et ce qu’il considère comme le retour du fascisme en Iran.

Depuis 2005 Makhmalbaf a quitté l’Iran et s’est installé à Paris, pour pouvoir exprimer en toute sécurité ses opinions politiques.

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