Publié le 26 Juin 2013

McDonald boycotte l’implantation d’Ariel

Par Arié Azoulay

 

McDonald a refusé d’ouvrir une succursale de sa chaîne de restaurants dans un centre commercial prévu d’être construit dans l’implantation d’Ariel, en Judée-Samarie (Cisjordanie) selon une information du journal Calcalist.

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Tzahi Nahmias, l’agent immobilier qui est en charge du marketing du centre commercial, a déclaré au journal que McDonald a refusé d’ouvrir une succursale parce qu’Ariel est situé au-delà de la ligne verte.

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McDonald a confirmé qu’il n’entendait pas ouvrir à Ariel et précise que son refus de s’implanter au-delà de la ligne verte « a toujours été la politique de la chaîne de restauration rapide » selon Calcalist.

L’agent immobilier a déclaré également qu’il y a d’autres enseignes qui l’a refusé de nommer, qui craignent que l’ouverture dans le centre commercial ait un impact négatif sur leurs affaires internationales.

Rami Levy, l’un des plus puissants magnats des supermarchés israéliens et un des entrepreneurs derrière le centre commercial d’Ariel, n’évoque pas spécifiquement la décision de McDonald, mais déclare au journal Calcalist que les entreprises qui refusent d’ouvrir au-delà de la ligne verte nuisent avant tout à l’emploi de la population arabe locale.

« Je n’accepte pas que des entreprises soient guidées par des considérations politiques. Le centre commercial à Ariel devrait employer des ouvriers arabes et juifs de la région et fournir des services à ces populations », a déclaré Levy.

«Ce boycott est superflu, et il nuit à la population arabe qu’ils essayent soi-disant de protéger » a-t-il ajouté.

Le 23 mai dernier, l’Organisation Internationale du Travail (OIT), dans un rapport intitulé « La situation des travailleurs dans les territoires arabes occupés » indiquait que « Cependant, contre toute attente, certains progrès sont constatés. En 2011, la croissance économique s’est poursuivie dans le territoire palestinien occupé, et le chômage a quelque peu reculé, notamment à Gaza, sans même s’appuyer sur une reprise véritable et durable. Le taux d’activité des femmes continue de croître, de même que leur volonté de s’autonomiser. Les jeunes, dont l’emploi et les aspirations déterminent l’avenir, continuent de s’affirmer et font de plus en plus entendre leur voix dans la société palestinienne ».

De plus, ce rapport insiste sur le fait que « le salaire réel du travail en Israël et dans les colonies a baissé de 0,8 pour cent par rapport à 2010, mais le salaire journalier moyen a néanmoins représenté plus que le double du salaire journalier moyen dans le secteur privé sur la Rive occidentale. De fait, l’accord collectif conclu récemment dans le secteur de la construction en Israël fixe à 5 000 NSI le nouveau salaire minimum mensuel, ce qui le rend financièrement attrayant pour les travailleurs palestiniens en l’absence de débouchés bien rémunérés sur la Rive occidentale ».

Ce boycott de MacDonald n’est pas le premier du genre, un certain nombre d’artistes israéliens ainsi que des universitaires ont boycotté la ville en raison de son emplacement au-delà de la ligne verte.

En mars, durant la visite du Président Barack Obama aux étudiants d’Israël, les étudiants de l’Université d’Ariel n’ont pas été invités au discours qu’il a donné à Jérusalem.

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