Publié le 27 Mai 2013

Un plan américain de 4 milliards de dollars pour gonfler l’économie palestinienne

Par Samuel Guedj

 

Avec 47 millions d’Américains vivant en dessous du seuil de pauvreté et des déficits abyssaux, les Etats-Unis vont tout de même débloquer 4 milliards de dollars pour relancer l’économie palestinienne, a annoncé dimanche 26 mai le secrétaire d’Etat américain John Kerry lors de la clôture de la réunion du Forum économique mondial qui se tenait dans la ville jordanienne d’Al-Chounah, sur la mer Morte.

KERRY-PALESTINE

M. Kerry a indiqué que des experts œuvraient afin que le projet soit « réel, tangible et prêt à démarrer ». Il a ajouté que les résultats préliminaires de leurs analyses sont « stupéfiants » et montrent que le plan permettrait une « relance considérable de l’économie ».

« Ces experts croient qu’on augmentera jusqu’à 50 % le PIB palestinien sur trois ans », a-t-il affirmé. « Les estimations les plus optimistes prévoient suffisamment de nouveaux emplois pour réduire le chômage de deux tiers, de 21 à 8 %, et augmenter le salaire moyen de 40 % », a expliqué le chef de la diplomatie américaine.

M. Kerry a chargé l’émissaire du Quartette (Russie, Etats-Unis, UE, ONU) pour le Proche-Orient, Tony Blair, d’élaborer un plan économique pour attirer le tourisme et les investissements privés en Judée-Samarie (Cisjordanie) et donner ainsi un nouveau souffle au territoire palestinien. M. Blair a déjà travaillé avec le PDG de Coca Cola, Muhtar Kent, sur les moyens d’attirer les investissements en Judée-Samarie (Cisjordanie).

M. Blair « élabore ce qui pourrait être un plan novateur (…) qui transformera les vies dans le futur Etat palestinien », a dit M. Kerry. « Il s’agit d’un plan pour l’économie palestinienne qui est plus important, plus audacieux et plus ambitieux que tout ce qui a été proposé depuis Oslo », a-t-il souligné en référence aux accords de 1993 sur l’autonomie palestinienne.

Paradoxalement, les Etats-Unis ont cessé de contribuer au financement de l’UNESCO depuis novembre 2011, après l’entrée de la Palestine dans cette institution en tant qu’Etat membre.

Les États-Unis, dont la subvention à l’organisme représente 65 millions de dollars, soit 22 % du budget de l’agence, ont suspendu leur contribution en vertu de deux lois. Ces deux textes, votés au début des années 1990, interdisent le financement d’une agence spécialisée des Nations unies acceptant la Palestine en tant qu’État membre, en l’absence d’accord de paix avec Israël.

Depuis, de nombreux programmes humanitaires à travers le monde ont été stoppés ou partiellement arrêtés, faute de financement. En tout cas, pas pour les Palestiniens.

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