Publié le 2 Mai 2013

Le leader de l’opposition syrienne appelle à un règlement pacifique sur la question du Golan

Par Faouzi Ahmed

 

Le Professeur Najib Ghabdian a déclaré que le pays le plus détesté en Syrie n’est pas Israël ou les Etats-Unis, mais l’Iran. 

_53336767_najib

Vu le nombre croissant d’informations sur l’utilisation des armes chimiques en Syrie, l’émissaire de l’opposition syrienne aux Etats-Unis, le Professeur Najib Ghabdian, en réponse à une question de Globes,  a envoyé un message conciliant à Israël, lors de la Conférence mondiale du Milken Institute à Los Angeles.

Ghabdian a déclaré que, du fait que le Hezbollah cause de grands dommages à la Syrie et que l’Iran livre des armes au président syrien Bashar Assad, le pays le plus détesté en Syrie n’était pas Israël ou les Etats-Unis, mais l’Iran.

Ghabdian est né dans la banlieue de Damas, a passé son doctorat à New York et est maintenant professeur de sciences politiques à l’Université de l’Arkansas. Il est considéré comme un des leaders de la coalition de l’opposition syrienne.

Ghabdian a fait un exposé sur la situation en Syrie devant un auditoire qui comprenait des responsables de l’administration U.S, de haut dirigeants mondiaux et de grands hommes d’affaires et a demandé à Obama de mener une intervention rapide et déterminée en Syrie, y compris par l’armement des forces de l’opposition et en agissant par la force contre le régime d’Assad, alors qu’il a déjà franchi la ligne rouge par l’usage répété d’armes chimiques contre la population du pays.

Sur Israël, Ghabdian a dit : « nous n’avons rien contre Israël à l’heure actuelle. Israël est dans une situation difficile, et nous le comprenons. D’une part, il s’inquiète de l’effondrement de l’un de ses voisins, du danger des forces extrémistes et d’un million de réfugiés résultant des politiques d’Assad. Le seul problème que nous avons avec Israël est celui sur le territoire occupé dans le nord d’Israël, le plateau du Golan, et il s’agit d’une question qui doit être résolue entre les deux pays ».

Ghabdian a ajouté qu’un gouvernement élu aurait à faire face à cette question, mais que l’essentiel du travail est déjà fait. Il a dit que l’opposition était déterminée à régler la question par des moyens pacifiques, mais que la priorité était de reconstruire la Syrie, pour en faire une société indépendante et démocratique.

«Le conflit avec Israël n’est pas une priorité de l’opposition, a déclaré Ghabdian, ajoutant qu‘il voulait une société productive, qui serait bénéfique pour la région et les voisins de la Syrie. Les conflits territoriaux, dit-il, doivent être résolus par des moyens pacifiques, et la nouvelle Syrie ne sera pas une menace pour ses voisins. Il a conclu en disant : «c’est dans l’intérêt de la communauté internationale de renforcer l’opposition syrienne, car un État en déliquescence au Moyen-Orient constitue une menace pour toute la région, y compris pour Israël ».

Rejoignez-nous sur Facebook

Recherche

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer