Publié le 30 Mai 2013

France 2 et Charles Enderlin menacent d’engager des poursuites judiciaires contre Israël

Par Samuel Guedj

 

Selon le quotidien israélien Haaretz, les avocats israéliens de France 2 et de leur correspondant en Israël, Charles Enderlin, ont adressé mardi, une lettre à deux ministres israéliens, Moshe Ya’alon (Défense) et Yuval Steinitz (Renseignement), les sommant de fournir plusieurs informations précises sur l’enquête ayant abouti au dernier rapport du gouvernement israélien sur l’affaire Al-Dura : composition de la commission, lettre de mission de celle-ci, documents examinés au cours de ce « travail », photographies, identité des personnes interrogées.

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« Nos clients, lésés dans le rapport, n’ont pas eu le droit de plaider leur cause, la Commission a écarté toutes les règles de base de la justice dans cette affaire. Nos clients, par conséquent, insistent sur leur droit de recevoir tous les renseignements susmentionnés immédiatement » a écrit Louise Sportas, l’avocat d’Enderlin et de France 2. « Si ces informations ne nous sont pas communiquées, nos clients envisagent de faire appel de l’affaire devant les tribunaux compétents » a-t-il poursuivi.

La lettre à Ya’alon et Steinitz a souligné que pas un seul membre de cette commission n’a communiqué avec la station française ou avec Enderlin pour obtenir leur version à ce sujet avant de publier le rapport. « Il faut sérieusement se demander quel est l’objectif du rapport et l’objectif de la date de sa publication, 13 ans après l’incident » spécifie la lettre.

« Suite à la publication du rapport, les membres du jury ont déclaré à la presse que nos clients n’ont pas répondu à leurs questions, toutefois une telle requête n’a jamais été effectuée. C’est révélateur de la conduite générale de la commission et de ses objectifs».

La lettre a affirmé en outre que le rapport de la Commission d’enquête présentait une version « partiale et déformée » qui n’a pas pris en compte la position de la partie lésée avant la publication du rapport contre elle. L’avocat a également souligné que « la lecture du rapport soulève le doute que ses auteurs ont cherché à ridiculiser nos clients, et sa date de publication n’était pas une coïncidence (simultanée avec le jugement en France concernant la plainte en diffamation déposée par la chaîne) sous le couvert d’un rapport sérieux ».

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