Publié le 22 Mai 2013

Après la tuerie de Beersheva, Israël revoit sa législation sur le port d’armes

Par Eric Hazan

 

Le Ministre de la Sécurité publique, Yitzhak Aharonovitch, a annoncé mardi plusieurs réformes sur le port d’armes, suite à la tuerie de Beersheva où un ancien agent de sécurité a tué 4 personnes dans une banque. Le « fait divers » le plus sanglant de l’histoire d’Israël.

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Le ministre indique que, dorénavant, de nouvelles règles « minimiseront autant que possible le nombre d’armes à feu aux mains des civils qui n’en ont pas besoin ».

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Parmi les réformes, une nouvelle règle qui obligera les agents de sécurité scolaires à laisser leurs armes au travail, entrera en vigueur l’année scolaire suivante.

L’annonce intervient suite à la fusillade de lundi perpétrée par Itamar Alon, un ancien coordinateur de sécurité pour les établissements d’enseignement de Beersheba, qui avait également servi comme capitaine dans la Police des frontières, qui a tué quatre personnes dans une avant de se tuer lui-même.

Aharonovitch a dévoilé les réformes prévues à la fin des réunions avec les professionnels de la sécurité et de la police à son bureau. Il a dit que son ministère mettra en place un comité qui effectuera des tests médicaux pour toute demande de licence de port d’armes, et que personne ne sera autorisé à avoir en sa possession plus d’une arme à feu à la fois.

En outre, pour tout renouvèlement du permis de port d’armes, il faudra fournir une preuve de la nécessité de ce port d’arme.

De plus, les détenteurs d’armes seront tenus de conserver les armes enfermés dans un coffre-fort chez eux.

« La question de la limitation des armes à feu est une priorité » a déclaré Aharonovitch mardi soir, ajoutant : « et j’ai l’intention d’organiser des réunions de suivis hebdomadaires sur le sujet».

Contrairement aux idées reçues, Israël ne délivre que très peu de permis d’armes à feu aux civils, seulement 2,5 % de la population civile peuvent en transporter légalement, selon les derniers chiffres révélés en décembre.

La police procédera à une vérification des antécédents pour tous les demandeurs et transmettra l’information au service des licences du ministère de l’arme à feu, qui exige également que les candidats présentent un formulaire médical signé par un médecin, composé de 24 questions, allant de la santé physique du patient à ses antécédents de toxicomanie et de soins psychiatriques.

Quelques 170 000 citoyens israéliens sont autorisés à porter une arme ; Parmi eux, 40 000 sont des agents de sécurité qui travaillent dans les écoles, les centres commerciaux et les supermarchés.

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