Publié le 15 Avr 2013

Redoine Faïd, l’ennemi public n°1, aurait-il des liens avec la pègre israélienne ?

faidRedoine Faïd est devenu l’un des hommes les plus recherchés d’Europe après sa spectaculaire évasion samedi de la prison de Sequedin, notamment à l’aide d’explosifs. Avec une centaine de policiers lancés à ses trousses, le « Doc » est en fuite. Interpol vient de lancer un mandat d’arrêt international à son encontre.

Selon des informations du site oumma.com, qui s’appuient sur des sources comme Le Parisien, Marianne ou du livre « Braqueur : des cités au grand banditisme », un livre d’entretiens entre Redoine Faïd et Jérôme Pierrat aux éditions Manufacture Des Livres, l’ennemi public numéro 1 aurait séjourné en Israël lors d’une cavale et aurait des liens avec la pègre israélienne :

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Extraits de l’article Hicham Hamza d’Oumma.com :

« Pourtant, un élément singulier de la vie du braqueur évadé est omis aujourd’hui dans l’ensemble des commentaires de presse à son sujet : son rapport atypique avec l’Etat d’Israël.  Il faut se référer aux articles parus à l’occasion de la promotion de son livre d’entretiens -publié fin 2010- pour découvrir cet aspect biographique.

Redoine Faïd a entretenu, à la fin des années 90, un lien étroit avec la mafia israélienne. A tel point qu’il  avait « fait le projet », comme le rapporta Le Parisien en 2002, de se convertir au judaïsme afin de pouvoir s’installer discrètement dans l’Etat hébreu.

Le journaliste Frédéric Ploquin, proche des services de police et des institutions judiciaires, avait évoqué la question sur son blog hébergé par Marianne. A propos de sa disparition -début 2011- consécutive à un braquage raté qui s’est soldé par la mort d’une policière municipale, il écrivait ceci :

« On le disait en Israël, pays où il s’était adroitement replié lors d’une première cavale, prompt à porter la kippa et à apprendre l’hébreu.

Autodidacte du braquage, il avait vite appris, peaufinant son savoir technique auprès d’un ancien militaire israélien.

Et s’était rapidement hissé dans le petit cercle des braqueurs de fourgons blindés, l’aristocratie du crime organisé ».

Curieusement, cette mention truculente d’un fugitif prêt -dans le passé- à se fondre dans la population israélienne a été reprise par l’antenne anglophone de l’Agence France-Presse (et dans les médias anglo-saxons par la suite) mais demeure ignorée ce weekend par sa contrepartie francophone.

En janvier 2011, Le Parisien était plus explicite que Marianne :

« C’était lui, le boss, il montait les équipes, voyageait en Israël pour suivre des entraînements paramilitaires et se procurer des armes de guerre et des explosifs. Le braquage du fourgon de Villepinte (Seine-Saint-Denis) en juillet 1997 marque son apogée ».

Selon ses confidences publiées en 2010, Redoine Faïd a également investi en Israël, pays pour lequel il affichait alors son admiration. Il en parle d’ailleurs la langue.

Se faire la belle en Israël

Quelques mois après la sortie de son livre, la nouvelle coqueluche des médias était à nouveau traquée par la police. Disparu de la circulation, l’homme en liberté conditionnelle était soupçonné, selon un enquêteur interrogé par Le Parisien, de s’être envolé pour Tel Aviv : « Il est susceptible de se rendre à l’étranger et notamment en Israël, comme il l’a déjà fait ». Le pari était probable au regard du passé du délinquant : en 1998, le fugitif Redoine Faïd, présent « dans une agence de voyage du quartier de l’Opéra à Paris », avait été arrêté « alors qu’il achetait des billets d’avion pour Israël ».

Détail supplémentaire : dans son livre, Redoine Faïd racontait qu’il utilisait régulièrement la Suisse comme une « excellente couverturepour aller à l’étranger » avec des« faux papiers ». Gagner Tel Aviv depuis Genève : tel pourrait être l’objectif immédiat de l’homme en cavale. »

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