Publié le 15 Avr 2013

Le Vatican confirme son estime aux écrits du rabbin Gilles Bernheim

Par Serge Dahan

 

Après la démission du Grand rabbin de France Gilles Bernheim, qui a reconnu plusieurs plagiats et l’usurpation d’un titre d’enseignant en philosophie, le Vatican confirme son « estime » à l’égard des écrits du responsable juif contre le « mariage homosexuel ». Alors que Benoît XVI avait amplement cité un texte du rabbin Bernheim en décembre 2012, le Pére Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège a assuré que le jugement du Vatican n’avait « pas du tout changé » selon Radio Vatican.

LE DEBAT DE L'UMP SUR LA LAICITE« Benoît XVI a fait part de son estime à l’égard de l’argumentaire exposé dans le document publié par le rabbin Bernheim sur le mariage entre un homme et une femme », a ainsi confié le Père Federico Lombardi. Il a rappelé que lui aussi, « plus modestement », dans l’un de ses éditoriaux hebdomadaires, avait salué le travail du Grand rabbin de France. « Evidemment, a ajouté le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, cela n’a pas du tout changé, même après les derniers évènements ».

Gilles Bernheim a démissionné de ses fonctions de Grand rabbin de France dans l’après-midi du 11 avril après avoir reconnu l’usurpation du titre d’agrégé en philosophie. Il a également reconnu plusieurs plagiats, qu’il a qualifiés « d’emprunts », dans ses ouvrages « Quarante méditations juives » (2011), « Le souci des autres au fondement de la loi juive » (2002) ou encore dans un récent essai contre le mariage entre personnes de même sexe intitulé « Mariage homosexuel, homoparentalité, et adoption : ce que l’on oublie souvent de dire ».

Dans son traditionnel discours de vœux à la curie romaine, le 21 décembre 2012, Benoît XVI avait longuement cité ce dernier texte du rabbin Bernheim pour évoquer la menace qui pèse sur la famille, déplorant en particulier la disparition des « figures fondamentales de l’existence humaine » que sont « le père, la mère et l’enfant ». Il s’était alors largement appuyé sur l’essai de 25 pages dans lequel le rabbin Bernheim expliquait son hostilité au projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples homosexuels. Benoît XVI avait alors jugé ce traité « soigneusement documenté et profondément touchant ».

En démissionnant, Gilles Bernheim a présenté ses excuses à la communauté juive de France, aux membres du corps rabbinique, à sa famille et à ses proches « pour les souffrances qu’ils ont pu endurer à travers lui ». Le président du Consistoire israélite a salué cette démission, vue comme la « décision courageuse »d’un homme qui avait donné du judaïsme « une image de rigueur conceptuelle et d’ouverture sur la cité ».

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