Publié le 25 Avr 2013

Le maire de Téhéran et candidat à la présidentielle iranienne critique la négation de la Shoah

Par Samuel Guedj

 

Un éventuel candidat à la présidence iranienne a émis de fortes critiques de la politique étrangère de son pays, mercredi, disant que les propos niant la Shoah du président Mahmoud Ahmadinejad ont causé des dommages considérables à la République islamique.

Tehran[1]

Le maire de Téhéran a dit que les propos négationnistes d’Ahmadinejad, confondant l’antisémitisme avec l’antisionisme, ont conduit à la perte de la crédibilité de l’Iran et ont porté atteinte à la cause palestinienne.

Mohammad-Bagher Ghalibaf, maire sortant de Téhéran et un des principaux candidats pour remplacer Ahmadinejad, cité par Al-Monitor a déclaré : « des mesures ont été prises et des paroles prononcées qui, non seulement n’ont rien fait pour promouvoir notre cause, mais ont permis à nos ennemis et à d’autres, de se tourner contre nous. »

« Les slogans et les déclarations controversés et insipides ont affaibli notre position légitime » a déclaré Ghalibaf, se référant à la litanie d’Ahmadinejad des controverses incluant la négation systématique de l’Holocauste et à l’affirmation que l’homosexualité n’existe pas en Iran.

« Notre position juridique (sur le nucléaire) ne peut être réalisée que par une diplomatie intelligente, rationnelle » dit-il. « Par exemple, en quoi l’Holocauste est une question pour nous ? Nous n’avons jamais été contre le judaïsme ; c’est une religion. Ce qui nous oppose depuis toujours, c’est le sionisme ».

« Nous étions les plus grands partisans de la Palestine depuis 30 ans, et grâce à la sagesse des Ayatollahs Khomeyni et Khamenei, personne ne peut nous accuser d’antisémitisme. Tout à coup, sans même y penser, les conséquences et les implications, la question de l’Holocauste a été soulevée. En quoi cela peut-il servir la révolution ou les Palestiniens ? »

« Nier l’Holocauste est devenu une excuse pour nos plus grands ennemis, les sionistes, et a affecté les objectifs du peuple palestinien. La protection des objectifs palestiniens est l’une des principes directeurs de notre politique étrangère. La négation de l’Holocauste ne fait pas partie de notre politique étrangère. »

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