Publié le 30 Avr 2013

Israël : préparation à une guerre imminente ?

Par Samuel Guedj

 

Selon Ynet, Moshé Yaalon, le ministre de la Défense, n’était pas au courant de l’exercice militaire qui a débuté dimanche et au cours duquel 2000 réservistes ont été mobilisés dans le Nord du pays. Selon le quotidien, l’entourage du ministre a essayé de minimiser les faits en qualifiant l’exercice de routine.

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Les réservistes ont été mobilisés à la dernière minute afin de tester la capacité des soldats à partir au combat dans un laps de temps très court.

L’exercice a été décidé suite à trois facteurs ; la situation sécuritaire complexe en Syrie, la menace américaine d’attaquer la Syrie et la fuite des armes chimiques au Hezbollah.

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Un responsable du renseignement militaire israélien avait accusé mardi 23 avril le régime du président syrien Bachar al-Assad « d’utiliser des armes chimiques » face à la rébellion. « D’après ce que nous avons compris, le régime a utilisé des armes chimiques meurtrières dans un certain nombre d’incidents, probablement du gaz sarin » a dit le général de brigade Itai Brun au cours d’une conférence sur la sécurité à Tel Aviv. Ses déclarations ont été diffusées par la radio militaire israélienne ainsi que sur le compte Twitter officiel de Tsahal.

« L’exercice met un scène une situation d’escalade rapide de la violence. Dans ce genre de contexte, nous devons pouvoir donner des ordres rapides de mobilisation et être prêts à combattre en quelques heures », a expliqué un haut gradé du Commandement de la Région Nord.

« Le scénario inclut une dégradation de la situation à la frontière libanaise et des manœuvres au-delà de la frontière ».

L’officier a par ailleurs précisé qu’aucun exercice de ce type n’avait eu lieu depuis des années dans la région. « La réalité sur le terrain nous impose un état d’alerte particulier. Nous nous tenons prêts à toutes les éventualités, aussi bien sur le front libanais que sur les autres».

« La situation en Syrie ainsi que les menaces du Hezbollah contre les civils israéliens contraignent Tsahal à se tenir prêt à tous les développements possibles avec ses voisins », a rajouté un autre officier de l’armée israélienne interrogé ce mardi 30 avril.

Des manœuvres militaires qui coïncident avec les déclarations inquiétantes du chef du Hezbollah, Hassan Nassrallah, qui a laissé entendre ce soir, pour la première fois, lors d’une intervention sur la chaîne du mouvement Al-Manar que l’Iran et son organisation pourraient intervenir directement dans le conflit car les « amis de la Syrie » ne permettront pas la chute du régime de Bachar al-Assad.

« La Syrie compte dans la région de vrais amis qui ne permettront pas que ce pays tombe dans les mains des Etats-Unis, d’Israël ou des groupes takfiri » faisant allusion aux extrémistes sunnites, a déclaré Hassan Nasrallah.

« Il y a actuellement des experts iraniens qui sont en Syrie depuis des dizaines d’année mais pas de forces militaires iraniennes car c’est maintenant le peuple syrien qui combat » a-t-il noté.

« Mais, a-t-il ajouté, si la situation devenait plus dangereuse, des Etats, des mouvements de résistance et d’autres forces seront dans l’obligation d’intervenir de manière efficace dans la confrontation sur le terrain » a ajouté Hassan Nasrallah.

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