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Publié le 6 Avr 2013

EXCLUSIF lemondejuif.info : la « non agrégation » du Grand rabbin de France Gilles Bernheim révélée depuis 2006

Par Samuel Guedj

 

Le Grand Rabbin de France Gilles Bernheim ne figure pas dans les listes des agrégés de philosophie de l’Université, comme il s’en prévaut, a constaté l’AFP dans ses recherches auprès de la Société des Agrégés et du Who’s Who.

Dans un article publié vendredi sur son site, l’Express, qui avait révélé en début de semaine l’affaire des plagiats reconnus par le Grand Rabbin, se demandait s’il n’avait pas, en outre, « usurpé son titre d’agrégé de philosophie », après qu’un de ses journalistes eut enquêté auprès de l’Université.

Interrogé par l’AFP vendredi, le porte-parole de Gilles Bernheim, le rabbin Moché Lewin, avait répondu que « le Grand Rabbin, très affecté par ces attaques, ne souhaitait pas s’exprimer, mais qu’il ferait une déclaration la semaine prochaine ».

Plusieurs notices biographiques le créditent d’une agrégation de philosophie, notamment celle du Who’s Who, le très sérieux annuaire de référence des personnalités influentes, qui cite même le nom de l’Université Paris 1, Panthéon-Sorbonne.

Selon le directeur du Who’sWho, Etienne Prévost, contacté par l’AFP, cette information biographique émane, « non pas de la liste d’un annuaire officiel, mais de la notice remise par le Grand Rabbin lui-même, entré pour la première fois au Who’s Who en octobre 2012 ».

« Nous nous sommes basés sur la confiance » a-t-il précisé.

Par ailleurs, des recherches menées samedi matin par l’AFP dans 28 annuaires (de 1972 à 2000) à la Société des Agrégés d’Université, montrent que le nom du Grand Rabbin Gilles Bernheim ne figure dans aucune des listes des lauréats des concours d’agrégation de philosophie.

La présidente de la Société, Blanche Lochmann, interrogée, n’a pas voulu se prononcer, tout en relevant que le nom du Grand Rabbin ne figurait pas non plus dans les listes du ministère de l’Education nationale.

« Peut-être que le Grand Rabbin était-il simplement agrégatif ? » s’est-elle interrogée. Ajoutant : « En tout état de cause, il est très difficile, pour une personnalité publique de tricher sur le fait qu’elle possède une agrégation. Il s’agit en l’occurrence du premier cas aussi manifeste ».

Déjà épinglé en début de semaine par l’Express, Gilles Bernheim a reconnu mercredi plusieurs plagiats, expliquant avoir confié une partie de la rédaction de ses « Quarante méditations juives », à un « étudiant » qui l’a « trompé ».

Le responsable religieux, qui avait vigoureusement
nié les premières accusations, a également admis avoir réagi « de manière précipitée et maladroite » pour couvrir ce plagiat.

Après enquête, lemondejuif.info est en mesure de révéler une information explosive : les soupçons sur l’agrégation du Grand rabbin de France Gilles Bernheim sont connus depuis 2006.

Dans un livre enquête très polémique « OPA sur les Juifs de France. Enquête sur un exode programmé 2000-2005 » chez Grasset, publié en 2006, Cécilia Gabizon (journaliste au Figaro) et Johan Weisz (journaliste à l’époque du site Internet Proche-Orient.info et de Radio Shalom) révélaient déjà que Gilles Bernheim n’avait jamais obtenu l’agrégation en philosophie au cœur du scandale d’aujourd’hui.

Ce livre avait pourtant fait l’objet d’une forte médiatisation puisque certaines « bonnes feuilles » ont été publiées dans Marianne du 22 avril 2006 et Le Point du 27 avril 2006.

En 2006, Gilles Bernheim ne dirigeait que le département Torah et Société du Consistoire de Paris où il poursuivait une tâche d’accueil, d’échanges, d’enseignements et de publications centrées sur les grands problèmes de société. Il présidait aussi la commission d’éthique médicale au Consistoire de Paris et était le vice-président de l’amitié judéo-chrétienne de France. Il n’était pas encore aussi médiatisé qu’aujourd’hui et surtout pas encore Grand rabbin de France.

Ce n’est que le dimanche 22 juin 2008 que Gilles Bernheim est élu Grand rabbin de France. Son mandat de 7 ans ayant pris effet que le 1er janvier 2009.

Dans l’attente des explications officielles du Grand rabbin de France, les responsables religieux et institutionnels sont sous le choc à l’image de la communauté juive de France.

Seule voix discordante, celle de Philippe Karsenty, maire-adjoint de Neuilly-sur-Seine et fondateur du site Media-Rating dont « l’objectif est d’évaluer la fiabilité des médias » qui, en des termes très durs, a exigé la démission du Grand rabbin de France sur sa page Facebook « Le Grand Rabbin de France a usurpé son diplôme d’agrégé de philosophie. Jusqu’à quand va-t-il tenir ? La décence voudrait qu’il démissionne au plus vite ».

Une prise de position étrange au regard de ses propres affirmations sur son site internet le 22 mai 2006 dans un article intitulé « Le Da Vinci Code des Juifs de France » où il affirmait alors, que les révélations du livre « OPA sur les Juifs de France » étaient mensongères et en particulier, celle concernant la non agrégation en Philosophie de Gilles Bernheim.

 

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