Publié le 17 Mar 2013

Revirement de la Bulgarie sur le Hezbollah et la liste noire des organisations terroristes

Par Robert Langlois – lemondejuifinfo

 

Alors que la Bulgarie a été la cible d’un attentat à Burgas en juillet 2012, le nouveau Premier ministre par intérim bulgare, Marin Raikov, a décidé de ne pas prendre d’initiative afin d’imposer des sanctions de l’Union européenne à l’encontre du groupe terroriste Hezbollah.

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La position du nouveau Premier ministre par intérim bulgare a été claire samedi, lorsqu’il a déclaré qu’il ne s’engagerait pas dans une mesure visant à imposer des sanctions de l’Union européenne contre le Hezbollah, après que son pays ait subi un attentat meurtrier causé par le mouvement chiite, dans une station de la Mer Noire, tuant cinq Israéliens et un chauffeur de bus local.

Marin Raikov n’a pas donné d’explication à sa décision.

Toutefois, il s’agit sans doute d’une concession faite aux groupes d’opposition bulgares qui craignent que leur pays ne soit la cible d’autres attaques s’il prend l’initiative de placer le Hezbollah sur la « liste noire » des groupes terroristes.

Depuis mercredi, Raikov, diplomate de carrière, est à la tête de la Bulgarie, nommé par le Président afin de maintenir la confiance des marchés et apaiser les manifestants qui s’indignent contre la pauvreté et la corruption, avant les prochaines élections du 12 mai.

Les dirigeants de l’opposition, qui protestent en masse, ont également dénoncé ce qu’ils considèrent comme des accusations irresponsables du gouvernement bulgare contre le Hezbollah. Ces accusations consistent bien sûr à imputer au groupe terroriste libanais d’être derrière l’attentat de l’année dernière qui a tué cinq Israéliens dans la station balnéaire de Burgas, en Mer Noire.

« La Bulgarie n’initiera pas de procédure (pour mettre le Hezbollah sur la liste des « organisations terroristes »a déclaré le nouveau Premier ministre par intérim bulgare à la radio nationale BNR. « Nous ne présenterons que les faits objectifs et les circonstances, et laisserons nos partenaires européens décider » a-t-il expliqué.

Pourtant, le mois dernier, le ministre de l’Intérieur alors en position, Tsvetan Tsvetanov, avait déclaré que trois personnes étaient impliquées dans l’attentat de Burgas, et qu’une enquête avait prouvé qu’elles avaient des liens avec le Hezbollah.

La semaine dernière, la Commission européenne a déclaré que l’Union européenne envisageait d’imposer des sanctions au Hezbollah, mais n’avait pas encore rassemblé suffisamment de preuves de ses activités terroristes en Europe pour prendre une décision définitive.

Aucun haut responsable n’était disponible samedi à Bruxelles pour faire des commentaires sur l’impact des déclarations de Marin Raikov sur la position du bloc européen. L’ensemble des 27 Etats membres devraient convenir d’une sanction afin que celle-ci entre en vigueur.

Israël a également intensifié les pressions sur Bruxelles et Paris, appelant les gouvernements européens à suivre la position des Etats-Unis, en ajoutant le Hezbollah à la liste des « organisations terroristes », et en lui imposant des sanctions financières.

Cependant, de nombreux gouvernements européens restent méfiants, en faisant valoir que des sanctions pourraient déstabiliser la coalition du gouvernement libanais déjà fragile, qui comprend le Hezbollah, et amplifier les tensions dans la région du Moyen-Orient.

 

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