Publié le 20 Mar 2013

Manifestions pour Pollard à Jérusalem : « Obama, sauvez-le ! »

Par Samuel Guedj – lemondejuif.info

 

Plus de 2.000 personnes, principalement des jeunes, ont demandé la libération de Jonathan Pollard qui, depuis 28 ans, purge une peine de prison à perpétuité, condamné en 1985 par la justice américaine pour espionnage au profit d’Israël sans intention de nuire aux Etats-Unis.

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Avant la manifestation, Esther, l’épouse de Pollard, le président de l’Agence juive, Natan Sharansky, le chef de la campagne en faveur de libération de Pollard, Effi Lahav et le vice-président de la recherche à l’Institut de la démocratie d’Israël, Mordechai Kremnitzer, ont remis au Président israélien Shimon Peres une lettre signée par plus de 200 000 Israéliens, appelant le Président américain à libérer Pollard.

Depuis l’annonce de la visite d’Obama, le collectif de la campagne pour la libération de Pollard a intensifié ses efforts pour faire pression sur le Président américain d’agir sur la question, mais en vain.

Lors d’une entrevue à la télévision israélienne, la semaine dernière, Obama avait commenté la question, disant que Pollard avait commis un crime grave et qu’en l’état, il ne libérerait pas Jonathan Pollard.

Il avait souligné qu’il voulait suivre les procédures de base du système judiciaire américain. « Il y a un système de justice qui permet un examen périodique de la condamnation et la potentialité pour lui d’être finalement libéré » et, « La façon dont j’agis, en tant que Président, est d’essayer de m’assurer que je suive les procédures de base classiques et les règles…Donc je n’ai pas l’intention de libérer Jonathan Pollard immédiatement. « Mais ce que je vais faire, c’est de m’assurer que lui soient accordés, comme tous les autres américains qui ont été condamnés, les mêmes types d’examens aux mêmes titres d’équité qui seraient accordés à toute autre personne » avait-il déclaré.

Il y a deux semaines, le premier ministre Benjamin Netanyahu s’est entretenu avec l’épouse de Pollard : « il est temps pour Jonathan d’être libéré. Je soulèverais cette question au cours de la visite du président Obama » lui a-t-il dit.

En avril dernier, le Président Shimon Peres avait envoyé une lettre officielle à la Maison Blanche demandant la grâce de Pollard pour des raisons humanitaires, citant la détérioration de l’état de santé du prisonnier.

Cependant, la Maison Blanche avait rejeté la demande. « Notre position n’a pas changé dans ce cas » a déclaré le porte-parole du Conseil National de Sécurité, Tommy Vietor en réponse à la lettre.

En juillet dernier, l’ex Secrétaire d’État Hillary Clinton a déclaré qu’elle ne s’attendait pas à ce que l’administration Obama modifie sa position sur le cas Pollard.

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