Publié le 21 Mar 2013

Dîner du CRIF 2013 : allocution du Président du CRIF

 

Monsieur le Président de la République,

 

C’était il y a un an et c’était hier, c’est tous les jours pour leur famille et tous les jours pour nous aussi. Fier de lui, l’assassin s’était filmé et la chaine célèbre à laquelle il les avait envoyées a failli diffuser les images.

M. Richard Prasquier, Président du CRIF ( crédit photo lemondejuif.info )

M. Richard Prasquier, Président du CRIF ( crédit photo lemondejuif.info )

Pendant quelques secondes, sans nous lever, sans parler, pensons aux victimes et à leurs familles et pensons au monde que nous voulons laisser à nos enfants.

Jonathan Sandler, ses deux fils Arieh et Gabriel, la petite Myriam Monsonego, mais aussi les soldats assassinés: Imad Ibn Zlaten, Mohamed Legouad, Abel Chennouf, et les blessés, Loïc Lieber, tétraplégique, et Brian Bijaoui. 

L’assassin n’était pas un schizophrène muré dans sa psychose, il n’était pas, non plus, une victime de la société. 

Il avait sa vision du monde. Il avait ses proches, ses amis, ses maitres, ceux qui lui avaient enseigné que tuer des ennemis le conduirait au paradis et à ses récompenses.

Pour les nazis, les Juifs n’étaient  pas des hommes bien qu’ils en eussent les apparences. C’étaient des rats. Il n’y a aucun mal à tuer un rat. Cela évite la peste. Encore faut-il savoir détecter le rat derrière la figure humaine.

L’assassin de Toulouse ne tuait pas des enfants d’homme, mais des fils de porc, de singe ou de chien, hybrides maudits à l’apparence trompeuse. Cette description est  courante dans le monde arabe. Merah se filmait pour instruire des militants moins aguerris, car tuer des enfants, c’est psychologiquement difficile. Les assassins des enfants Fogiel à Itamar avaient donné l’exemple.

Comme le nazisme, l’idéologie de Mohamed Merah déshumanise ses adversaires. 

Cette idéologie, c’est l’islamisme radical. 

Pas question de confondre islam et islamisme radical. A ceux qui insistent sur la violence du Coran contre les Juifs, je rappelle le massacre des Midianites au chapitre des Nombres et les buchers de l’Inquisition.

Nier qu’une religion puisse être meurtrière est absurde. Nier qu’elle puisse élever l’individu l’est également. Une religion peut être admirée, elle doit pouvoir être attaquée. Le droit au blasphème est essentiel à une société de liberté. Le supplice du chevalier de la Barre fait partie d’une époque révolue. 

Empêcher la critique d’une religion, c’est bâillonner la pensée.  Mais persécuter, discriminer, agresser, humilier des individus parce qu’ils appartiennent à une religion est ignoble et doit être interdit. 

Partout. Dans le monde entier. 

Nous devons en prendre conscience: en France, les Juifs ne sont pas discriminés. Mais les musulmans le sont trop souvent. Cela provoque un ressentiment qui peut être le premier pas sur la route de la révolte. 

Je trouve détestable l’islamophobie, mais je trouve inquiétant qu’on en fasse un crime : le crime, ce n’est pas quand on attaque l’Islam, le judaïsme, le christianisme ou l’athéisme. C’est quand on attaque les musulmans parce qu’ils sont musulmans, appelons-le musulmanophobie, les Juifs parce qu’ils sont Juifs, c’est l’antisémitisme, les chrétiens parce qu’ils sont chrétiens, et les athées parce qu’ils sont athées.

En tuant l’adjudant ibn Zlaten, Merah savait parfaitement qu’il tuait un musulman. Les musulmans sont les premières victimes de l’islamisme radical, mais Merah fait partie de l’Islam, comme Torquemada du christianisme et Baruch Goldstein, malheureusement,  du judaïsme. 

Youssef  Qaradhawi n’est-il pas musulman ? Ce maitre spirituel des Frères Musulmans, le prédicateur le plus célèbre du monde, a dit: « Allah a imposé aux Juifs des personnes pour les punir de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. C’était un châtiment divin. Si Allah le veut, la prochaine fois, ce sera par la main des musulmans ». 

Sans commentaires.

Je pèse mes mots, je pense que l’antisémitisme n’est pas consubstantiel à l’Islam, mais il ne faut pas dire que de telles paroles ne représentent pas l’Islam, puis inviter leur auteur devant des foules enthousiastes. 

Chacun doit lutter contre les fanatismes qui s’allument dans son environnement. Il n’y aura pas de victoire contre l’intolérance si cette lutte n’est pas menée d’abord par les musulmans eux-mêmes.

Que ceux qui conduisent déjà ce combat difficile et indispensable soient remerciés et soutenus. 

Pas au nom du CRIF. Pas au nom des Juifs. Au nom de la liberté. Au nom de la France. 

Monsieur le Président de la République, 

La lutte contre l’Islamisme radical, vous l’avez engagée au Mali avec détermination et clarté. Nous sommes fiers de notre armée et nous sommes reconnaissants aux cinq soldats tombés pour la patrie.

Vous avez vu à Tombouctou libérée la joie de la population, dans cette ville mythique où avaient été détruits les mausolées et les bibliothèques. 

Lorsque la chape de plomb du totalitarisme sautera également à Téhéran,  Pyong Yang et Gaza, nous verrons que les aspirations des peuples vers la liberté sont les mêmes partout dans le monde. 

Après les assassinats à l’école de Toulouse, la révulsion fut unanime. La campagne présidentielle fut mise entre parenthèses. Les familles se sont senties soutenues par la communauté nationale tout entière. 

Tout entière? Pas complètement. 

Il y  eut les refus de minute de silence dans certaines classes. 

Il y eut ces phrases qui sont d’effroyables défis :

«Mohamed  Merah est notre idole, Mohamed Merah est un héros de l’Islam ».

Dans les semaines après l’attentat, les actes antisémites ont flambé.

La même situation s’est produite après l’attentat contre une épicerie de Sarcelles. A cette occasion, je voudrais exprimer notre reconnaissance, en tous lieux et en tous événements, pour la mobilisation exemplaire des autorités municipales, la vigilance et la réactivité des forces de police. Peu de temps après elles démantelaient une dangereuse cellule terroriste de convertis responsable de cet attentat qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques.

Après les assassinats de soldats, il n’y pas eu d’agression contre d’autres soldats, après les assassinats de Juifs, les agressions contre les Juifs se sont multipliées. Le crime contre les Juifs déchaîne les pulsions mimétiques et pave la route au crime suivant. C’est la terrible passion antisémite.

Le rejet complet du racisme  est un des sentiments les plus forts qui m’habitent, mais je ne sais pas si Mohamed Merah était raciste. 

Il voulait tuer des soldats français et des Juifs. Il y a suffisamment de racisme pour qu’il ne serve pas de cache-sexe à la haine de la France et à l’antisémitisme. 

N’oublions pas le triste palmarès que détient notre pays: les quatre victimes de Copernic, octobre 1980, Sébastien Sellam, novembre 2003, Ilan Halimi, février 2006, Myriam Monsonego, Jonathan, Gabriel et Arieh Sandler, mars 2012, sont morts car leurs assassins ont cherché à tuer des Juifs. 

Il ne faut pas se rassurer au  prétexte que les émules potentiels de Merah sont marginaux. Ils ne le sont pas. 

Sur Youtube un bref documentaire récent montre un éducateur aux Pays Bas parlant de Anne Frank à un groupe d’adolescents. 

Ils lui répondent que les Israéliens ont tué des millions de Palestiniens à Gaza. Pourquoi alors tant insister sur la Shoah ? Hitler avait raison de ne pas aimer les Juifs, mais il n’en a pas tué assez….

Ce discours est devenu banal. C’est le noyau dur de l’antisémitisme aujourd’hui. Il peut s’y adjoindre des anecdotes et des rumeurs innombrables et grotesques auprès desquelles les fables antijuives du Moyen Age prennent l’aspect de dissertations doctorales. 

Le Comité interministériel de lutte contre le racisme et l’antisémitisme vient d’élaborer un programme que nous soutenons complètement. Son travail dans  les groupes où l’endoctrinement antisémite est violent devra obligatoirement s’appuyer sur des techniques pédagogiques et argumentaires créatives. Il sera difficile, mais capital.

Internet et les réseaux sociaux  véhiculent les haines, qui se passent éventuellement de référent religieux. Merah se régalait d’images de décapitation et s’entrainait sur des jeux de guerre hyperréalistes. Sans quitter son appartement, un individu peut se transformer en machine à tuer. 

Notre société doit se défendre ; il y a bien les barrières des cultures nationales. Mais dans le monde tel qu’il est, défendre la liberté d’expression sans limites témoigne de beaucoup de naïveté ou de beaucoup d’esprit de lucre.

Les chiffres de l’antisémitisme en 2012 ont été récemment publiés par le SPCJ, auquel je rends hommage, dans le cadre d’une coopération avec le Ministère de l’Intérieur. 614 actes antisémites dont 96 violences contre des individus, 58% de plus que l’an précédent. Ils renouent avec ceux des pires années précédentes, au début des années 2000. 

55% des  violences racistes en France visent des Juifs.

Et ces chiffres qui ne proviennent que des dépôts de plainte, ne sont que la partie visible de l’iceberg! Bien des insultes, voies de fait ou humiliations, notamment à l’école, n’apparaissent dans aucune statistique.

Ces risques imposent un renforcement de la sécurisation des lieux où les Juifs prient, étudient et se rencontrent. 

L’Etat, comme c’est son devoir, nous protège au mieux qu’il peut. Mais le destin des Juifs de France n’est pas de vivre sous protection policière. Quand viendra le jour où nous pourrons dire: « Nous n’avons plus besoin d’aide, car nous ne sommes plus menacés » ? 

Dans le monde de la droite extrême, certains ont mis leur haine des Juifs au service d’un soutien à l’islam radical, d’autres ont mis leur antisémitisme en sourdine pour mieux exprimer leur phobie antimusulmane. Peu importe : nous ne serons jamais du côté de ceux qui cherchent à prospérer sur la haine envers un groupe humain quel qu’il soit. 

Les partis populistes ont le vent en poupe en Europe. Certains, comme en Grèce, sont ouvertement nazis, mais beaucoup  sont faussement anodins. L’histoire enseigne  jusqu’où peut dériver une démocratie,  quand le pouvoir politique est accusé de conspirer contre le peuple. 

Juifs ou musulmans sont attaqués aujourd’hui sur des règles structurantes de leur pratique, dont certaines, comme la circoncision, sont plutôt bénéfiques en termes de prophylaxie individuelle. 

Nous sommes vigilants sur ces polémiques, qui témoignent d’un laïcisme de combat, où la France n’est heureusement pas en pointe. L’animosité anti religieuse est contraire à l’esprit de la loi de 1905, cette loi qui est une référence essentielle de notre société. 

Monsieur le Président de la République, 

La France est mon pays. J’y suis venu bébé. Mes parents n’en parlaient pas la langue, ils n’avaient ni métier, ni argent, ni famille. Nous étions des réfugiés polonais. La France nous a donné la liberté, la culture et l’aisance matérielle. C’est peu de dire que j’aime la France. Je lui dois tout. J’en connais l’histoire, ses ombres et ses lumières, et j’ai eu un intense sentiment de reconnaissance lorsque vous avez prononcé à l’anniversaire de la rafle du Vel d’Hiv de juillet 2012 votre merveilleux discours.

Je fais aussi partie d’un petit peuple qui a beaucoup apporté au monde, qui a cherché à s’unir dans la foulée du printemps des nations au XIXe siècle, qui a failli disparaître au XXe et dont le centre historique et spirituel, mais aussi le garant de sa survie, est l’Etat d’Israël dont la capitale est Jérusalem, chère à notre mémoire et chère à notre cœur. 

Je suis sioniste, comme la grande majorité de la population juive de France et comme tous les membres du CRIF. Pour nous, le sionisme, ce mot qu’on cherche à diaboliser, c’est le mouvement de libération nationale du peuple juif.

On rencontre au CRIF une grande variété de façons de vivre son judaïsme et ses engagements dans la cité, mais nos prises de position sont partagées par la quasi-totalité nos membres. 

Nous n’admettons pas qu’on appelle au boycott d’Israël, illégal et discriminatoire, comme l’a confirmé la Cour de Cassation. Nous n’acceptons pas que des assassins de civils israéliens deviennent des citoyens d’honneur de certaines de nos cités.

Il y a en France des Juifs non sionistes: je ne prétends pas m’exprimer en leur nom. Même parmi eux, ceux qui pensent que le Hamas recherche la paix ne dépassent pas les doigts d’une main. 

En tant que Président du CRIF et citoyen non-israélien, je pense, ce qui ne devrait étonner personne, que le gouvernement israélien démocratiquement élu, est plus légitime et plus compétent que moi pour choisir ce qui est bon pour son pays. 

Je considère qu’Israël est l’Etat du peuple juif, qu’il doit exister un Etat palestinien à ses côtés et je souhaite que ces deux états vivent en paix et en sécurité. 

Cette paix doit s’inscrire sur le papier, mais avant tout dans le cœur des hommes. Or, le cœur des hommes est sollicité d’un côté par les appels à la haine et à la négation de l’autre, de l’autre côté par la tentation de la force et partout par la prétention de s’approprier le projet divin.

L’heure n’est pas  à l’angélisme : le conflit israélo-palestinien est situé dans une région où les démocrates à l’origine des révolutions arabes ont cédé la place aux islamistes. Israël y cimente les divergences et canalise les ressentiments.

Un Iran nucléaire est une perspective terrifiante. La fermeté de la France est exemplaire, mais les contournements des sanctions, les failles des dispositifs et l’inertie de certains gouvernements incitent les Iraniens à poursuivre l’objectif dont ils n’ont jamais dévié, quelles qu’en soient les conséquences. 

Le Hezbollah tient le Liban et la Finul en otage. L’Europe, qui connaît son rôle dans l’attentat de Burgas, en Bulgarie, et de bien d’autres, ne l’inscrit pourtant pas comme organisation terroriste.  Cette frilosité est une faiblesse, nous ne la comprenons pas. Le chantage du Hezbollah et son impunité doivent cesser.

Monsieur le Président de la République,

Il y a une autre raison pour laquelle le Président du CRIF parle souvent d’Israël. Elle  concerne nos concitoyens juifs, ceux qui n’imaginent pas vivre sans cet Etat.

Ils éprouvent un sentiment de solitude et d’exaspération qui ne dépend pas uniquement des assassinats, des agressions antisémites, du danger de l’islamisme radical, des inquiétudes démographiques ou des risques sur les pratiques religieuses. 

Je veux parler de ce sentiment pénible d’être continuellement interpellés  sur notre soutien à Israël. 

Cette interpellation, je l’appelle israélophobie. 

Je ne demande évidemment pas à l’interdire, je demande à y réfléchir. Elle dépasse la critique, légitime ou pas, de la politique du gouvernement israélien et peut mettre en cause les fondements de l’Etat. 

Je ne parle ici ni d’antisémitisme, ni d’antisionisme,  et je ne cherche pas si l’antisionisme est la tenue de camouflage de l’antisémitisme. 

Certains ont une idée si élevée de ce que devrait être un Etat juif qu’ils sont prêts à le voir risquer de disparaître s’il ne se conforme pas à leurs standards moraux suicidaires. D’autres ont une haine réelle d’Israël.

Ce petit pays  dont l’apport scientifique, technique, culturel et artistique est exceptionnel, doit justifier de ce qu’on ne demande à nul autre pays de justifier. Et les Juifs doivent justifier leur soutien à cet Etat  prétendument injustifiable. 

Un journaliste a inventé la formule de « vérité du contexte » qui dispense de relater la vérité des faits. Ce « contexte », c’est le prisme narratif de l’israélophobie, celui du Goliath israélien contre le David palestinien. 

Toute complexité est gommée dans ce conflit si complexe. L’information est filtrée par l’émotion qui distord le langage et accepte des images mal sourcées. Une barrière de sécurité devient un mur de la honte, des tirs de semonce deviennent des tirs à vue, des enfants massacrés par Assad deviennent des enfants assassinés par Israël. 

On proteste quand une Cour d’appel admet que des questions se posent sur les incohérences du reportage sur Mohamed Al Dura, cette mort en direct diffusée au monde par la télévision française il y a douze ans. On a esquivé la très simple enquête technique que le CRIF réclamait.

L’israélophobie a été le choix politique de l’URSS dans la guerre froide. Il a abouti en 1975 à la honteuse déclaration de l’ONU sur le sionisme et le racisme. 

L’israélophobie est devenue depuis lors une passion collective. 

Elle pave la voie de la délégitimation d’Israël, et devient, même si c’est involontaire, un vecteur de haine antisémite. Elle accepte une monstruosité, le signe égal entre la croix gammée et l’étoile juive. 

Elle donne aux Juifs le sentiment d’être suspects quand ils défendent Israël. 

Elle est au centre de notre malaise.

En Syrie, le tyran assassine quotidiennement. Son  père avait détruit une ville et tué 30000 personnes dans un silence absolu. 

Au Congo, au Darfour, des années de massacres et de viols. Silence. 

Au Sri Lanka contre les Tigres de l’Elam, 30 000 morts au moins. Silence.

Et dans tant d’autres pays……

Mais les indignés ont l’œil rivé sur Gaza, ce curieux « camp de concentration » où en février 2013, 4721 camions venant d’Israël ont transporté 140 000 tonnes de marchandises de toutes sortes. 

Monsieur le Président, ce n’est pas seulement à vous que je m’adresse, ni seulement au monde politique. C’est surtout à ceux qui sont comptables de l’opinion publique de mon pays. Il y a un risque pour la pluralité d’expression quand la bonne conscience prend le pas sur l’information, et écarte l’opinion non conforme sous prétexte qu’elle serait illégitime. 

Monsieur le Président de la République,

Nous venons de vivre une année noire et mon discours a été sombre. Mais je veux vous faire partager une conviction : nous allons surmonter nos difficultés. La France ne cédera pas aux ténèbres; la population juive ne se résignera pas, ne fuira pas et continuera de vibrer à l’unisson du pays.

Votre engagement personnel et celui de toutes les autorités publiques d’aujourd’hui et d’hier, en sont les garants : ce qui menace les Juifs menace la France.

Nous savons que, malgré l’augmentation des actes antisémites, le sentiment antisémite dans la population est faible. Les sondages le confirment.

Nous allons réussir, car notre pays est un creuset de diversités. Un tel contact enrichit nos expériences spirituelles. Je pense à nos liens avec l’Eglise et je demande au cardinal Vingt Trois, qui revient de Rome, d’adresser nos vœux chaleureux et respectueux au Pape François.

Nous allons réussir car les familles des victimes nous donnent l’exemple du courage, comme la merveilleuse famille Sandler ici présente. 

Nous allons réussir en travaillant ensemble, car il s’agit de l’avenir de nos enfants,  du petit Eden Chennouf né après l’assassinat de son père et de l’avenir d’ Imad, 4 jours aujourd’hui, petit-fils de  Mme Ibn Zlaten, présente dans cette salle. Il est né quand vous présidiez à Toulouse l’émouvant hommage à la mémoire de son oncle, dont il porte le prénom, et des autres victimes du terrorisme anti français et de l’antisémitisme.

Leur naissance nous montre que la vie va gagner. A nous de la rendre plus fraternelle. Le CRIF y jouera son rôle. 

Mes six ans à la présidence du CRIF vont s’achever. Mon successeur, qui n’aura pas devant lui un chemin de roses, trouvera une équipe soudée de professionnels et de bénévoles, une organisation apaisée qui travaille dans une respect profond de la démocratie et un rejet absolu de tout racisme, une institution consciente aussi que les attaques qu’elle subit sont à la hauteur de l’importance de son combat. 

Le CRIF se veut lucide mais ouvert, conciliant mais non hypocrite, ferme mais non agressif. Il pense que c’est ainsi qu’il respectera ses valeurs : l’amour du peuple français, l’amour du peuple juif et l’amour de la vérité.

 

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